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Albanie 2008

Merci à «Distran» de nous avoir indiqué le site d’un carnet de voyage en camping-car sur l’Albanie.
Merci à «Alain 26» auteur du dit site qui a inspiré notre itinéraire et fourni des tuyaux utiles.
Nous avons choisi la voie terrestre afin de visiter aussi d’autres pays.

Bordeaux-Ulcinj (Monténégro)

Vendredi 25 juillet (J1) : Bordeaux - Montpellier

Fin prêts pour le départ, l’attelage décolle à 10h. Déjeuner sur l’aire d’Aigues-Vives après Toulouse, nous avons payé tarif 1 (merci à la jeune embauchée pour la saison). Le soleil brille à partir de Carcassonne, il ne nous quittera plus pendant 4 semaines : vive le climat méditerranéen ! Nous passons la nuit à Montpellier dans la famille.

Samedi 26 juillet (J2) : Montpellier-Kraljecika (côte nord de la Croatie, au sud de Rijeka).

Départ 4h00, les enfants finissent leur nuit dans la voiture pendant que nous commençons la plus longue journée de route. Nice 8h, objectif atteint, nous ferons une pose petit déjeuner après la frontière italienne, à 9h.
Comme nous roulons un samedi orange, il n’y a pas de poids lourds. Mais la partie Nice-Gênes est très pénible (viaducs, tunnels, virages). Nous déjeunons sur une aire d’autoroute et nous constatons à nouveau que les aires en France sont bien plus accueillantes et propres qu’en Italie. Bouchon d’1 h avant Venise à cause du péage, une déviation est en construction.
Nous arrivons à la frontière slovène à 18h15.
La Slovénie étant dans l’UE et l’Espace Shengen, il n’y a plus de douaniers. Nous faisons le plein à 1.35 €/l, ça change des 1.55 €/l de l’Italie.

En Slovénie, nous ne prenons pas l’autoroute car, depuis juin 2008, il faut payer une vignette forfaitaire de 35 € (valable 6 mois). Nous arrivons à la frontière croate à 19h15, une vraie frontière avec des douaniers.

Nous traversons assez rapidement Rijeka par une rocade aérienne impressionnante. Puis, nous cherchons le 1er camping venu sur la côte. Ce sera «Autokamp Ostro» à Kraljevika, (20 €) près de la mer ; mais nous sommes tous tellement fatigués que nous ne sommes même pas allés la voir.
Il est 20 h, on s’installe et on mange rapidement, la nuit tombe tôt à l’Est de l’Europe.

Dimanche 27 juillet (J3) : Kraljecika-Lokva (au sud de Split).

Départ 10h, nous prenons la route jusqu’à Zadar plutôt que l’autoroute. Les paysages sont magnifiques, les Calanques puissance 10. Déjeuner au bord de l’eau et baignade dans une eau encore assez fraîche.

Après avoir pris l’autoroute entre Zadar et Split, nous revenons sur la route côtière et nous retrouvons de magnifiques paysages.

Après avoir vu le long de la route beaucoup de grands campings bondés (dont certains conseillés par le GDR...), nous nous retrouverons dans un petit camping tout aussi bondé («Sirena» à Lokva Rogoznica, 20 €), garés entre le talus et un camping-car. Petite vue sur la mer mais quand même accès direct à la plage et donc baignade rafraîchissante pour Emma et Etienne.

Nuit tranquille.
Petits soucis pour repartir le lendemain matin vu que nous étions rentrés en marche arrière et qu’il fallait, pour sortir, prendre un lacet en marche avant. Nous avons été obligés de décrocher et de tourner la caravane à la main, ce qui n’est pas chose facile sur un terrain pentu et caillouteux. Nous remercions intérieurement le campingcariste qui nous a regardé transpirer bien calé dans son fauteuil.

Lundi 28 juillet (J4): Lokva-Slano (au nord de Dubrovnik).

Départ 9h15, 29 ° C, sec.
Nous décidons d’aller à Dubrovnik en passant par la Bosnie et Mostar.
La Bosnie, ici la partie croato-musulmane, nous fait bonne impression pour un pays ravagé par 5 années de guerre. Nous faisons le plein à 1,23 €/l payé en euro et non en monnaie locale, le Mark Convertible (ou BAM).
Mostar, ville martyre de la guerre de Yougoslavie, victime de conflits successifs (Croates contre Musulmans puis Croates et Musulmans contre Serbes) nous impressionne. Les stigmates de la guerre se voient immédiatement dans le paysage, 15 ans après encore. La ville meurtrie est aujourd’hui paisible, la Bosnie est même réputée comme étant l’un des pays les plus sûrs d’Europe !

Nous voyons aussi, sans visiter, le pont ottoman détruit par la guerre puis reconstruit à l’identique par une entreprise turque, la vieille ville et son bazar, des mosquées qui côtoient des églises catholiques et orthodoxes. L’ensemble est classé au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO.

La route entre Mostar et la frontière Croate est très belle, mais les endroits pour s’arrêter ne nous conviennent pas. De retour en Croatie, nous déjeunons dans une ville au bord de la Neretva, le fleuve qui arrose aussi Mostar.

 

Nous faisons nos premières courses chez «Konzum», enseigne locale flambant neuve qui côtoie les allemands Lidl et Métro très présents en Croatie. Les prix sont à peu près les mêmes qu’en France, le choix est varié en marques internationales et produits locaux.

On trouve, après un cul de sac et une marche arrière d’1km, un petit camping non bondé à Slano avant Dubrovnik : «Maslina», ce qui signifie olivier (12 €). Il n’est pas au bord de la mer, mais il est calme. Nous sommes seuls avec un camping-car hollandais, le gardien bosniaque et beaucoup de moustiques.

Il est 17 h, nous décidons d’aller à la mer, 1 mn à pied. Les enfants sont vraiment contents de se baigner, ici l’eau est un peu plus chaude et peu profonde. Les touristes sont nombreux, surtout locaux et de l’Est : Croates, Bosniaques, Hongrois, Polonais ; quelques Français aussi. Après avoir mangé à la caravane, nous faisons un petit tour nocturne sur le port. Un joli resto les pieds dans l’eau attire notre attention, la lecture de la carte confirme ce que nous savions déjà : les repas, sûrement excellents, dépassent les 20 €/pax. Le lendemain, nous faisons les pleins (les 40 l de la caravane et nos 4 bidons de 20 l dans la voiture) et les vides (à vous de deviner...).

 

Mardi 29 juillet (J5) : Slano-Ulcinj (côte sud du Monténégro).

Nous partons à 9h30. La route côtière passe au dessus de Dubrovnik, la côte est encore plus belle. Pas de doute, nous reviendrons une autre fois pour visiter la «perle de l’Adriatique».

Nous sommes à 11h à la frontière du Monténégro, pays indépendant depuis 2004. Les douaniers sont sympathiques, ils offrent un paquet de gâteau aux enfants et, il faut payer une pastille verte (3 €). Des jeunes nous vendent 2 € une carte qu’il ont eu gratuitement dans un office du tourisme... Nous l’achetons quand même, finalement elle est bien détaillée. Les monténégrins sont essentiellement de langue serbe et de religion orthodoxe avec une minorité albanaise et musulmane à l’Est.

Le Monténégro semble être plus pauvre que la Croatie mais aussi beau. Nous contournons les bouches de Kotor, site naturel classé UNESCO, véritable fjord méditerranéen, mais les arrêts y sont difficiles.

Nous longeons ensuite la riviera très fréquentée avec des touristes différents, beaucoup de Serbes de Serbie (Belgrade surtout) et de Serbes de Bosnie. Nous avons aussi vu quelques Russes et peu d’occidentaux ; c’est moins propre qu’en Croatie.

Après la Riviera, la côte devient sableuse, nous sommes en zone albanophone et musulmane comme en témoigne le nombre de mosquées. Nous traversons Ulcinj qui donne déjà une impression de sous développement : circulation anarchique, nombreux bazars. Le plein est fait à 1,25 €/l payé en euros puisque c'est la monnaie officielle du Monténégro qui n’est pourtant pas membre de l’UE, allez comprendre !

Nous avons du mal à trouver l’unique camping («Autokamp Tommy», 15€ ). Il n’est pas au bord de l’eau, la plage est à 500 m, avec tout ce qu’on déteste : du sable noir et poussiéreux ; les sanitaires sont infréquentables.

 





Ulcinj (Monténégro) - Gjïrokastër (Albanie)

Mercredi 30 juillet (J6): Ulcinj-Schengin (littoral nord albanais)

Départ 9 h, 25° humide.
Aujourd’hui, nous passons aux choses sérieuses : l’entrée en Albanie.

Depuis Ulcinj, nous empruntons une petite route dégradée qui donne une impression de bout du monde (nous avons souvent eu cette impression à l’approche des frontières) ; les villages traversés semblent être très pauvres. A 10 h, nous atteignons le petit poste frontière de Muriqan. Nous sommes légèrement angoissés de pénétrer dans un pays qui a mauvaise réputation : niveau économique très faible, réseau routier dégradé, absence d’infrastructures touristiques, mafias en tout genre, vols de voitures, racket d’automobilistes, police corrompue...
Les formalités sont relativement rapides, nous voilà en Albanie après avoir acquitté une taxe de 4 €.






Premiers tours de roue, la route n’est pas plus mauvaise qu’au Monténégro. Nous sommes frappés par le nombre de grosses maisons récentes, assez laides et inachevées, construites vraisemblablement par les émigrés ; ce qui sera confirmé plus tard. Il y a aussi pas mal d’ânes, de mulets et quelques charrettes.

 







Puis, nous nous rendons à la ville voisine, capitale du nord, Skhodër, pour changer des euros (1000 leks = 8,33 euros). La circulation est chaotique et les immeubles sont plutôt décrépis. l’Albanie est bien un pays sous-développé et pourtant européen ; le centre-ville a meilleure allure.





Nous allons maintenant chercher un point de chute sur la côte. Nous arrivons un peu par hasard à Shengin.

Au delà d’un front de mer horriblement urbanisé, nous trouvons un accès à la plage sableuse, bondée, où nous mangerons et passerons l’après-midi. Le sable est toujours aussi noir que poussiéreux. En Albanie, c’est très pratique, on peut se garer sur les dunes tout près de l’eau, ceux qui ont un 4X4 - et ils sont nombreux- se posent même sur la plage. Les sous bois sont d’une saleté effroyable, des vaches en liberté broutent les ordures.


Dans cet environnement, pas vraiment hostile mais peu rassurant, nous sommes quelque peu soucieux de savoir où nous dormirons puisqu’il n’y a pas de campings en Albanie ; du moins d’après «Le petit futé» (le seul guide en français existant) et nous sommes les seuls touristes étrangers. Nous allons donc appliquer la recette du campingcariste «Alain26» : chercher un restaurant où manger et demander à y passer la nuit avec la caravane. Donc, pratiquement au premier restaurant que nous voyons et disposant d’une enceinte fermée, nous demandons l’hospitalité.
Le patron va nous ouvrir les bras, nous aider à garer à la main. Nous allons passer notre première soirée dans une famille albanaise adorable… Nous serons les seuls clients du restaurant : salade mixte et grillade d’agneau et de porc sont au menu (2000 lek soit 16 €). Nous nous sommes sentis en parfaite sécurité.



 

Jeudi 31 juillet (J7) : Schengin-Pogradec (lac d’Ohrid).

Le lendemain matin, notre hôte est remercié d’une
bouteille de Bordeaux. Notre stock nous sera vraiment utile, il sert aussi et
accessoirement à augmenter le poids en flèche de la caravane... Il fait 29° C.

Programme chargé aujourd’hui. Nous allons aller
directement du nord vers le centre de
l’Albanie puis effectuer un tour au sud
du pays, à peu près le même que
«Alain 26».
En effet, le nord de l’Albanie est moins intéressant
que le sud : la côte est sableuse,
marécageuse et infectée de moustiques. Par contre, les montagnes sont
magnifiques (Alpes albanaises) accessibles en 4X4, mais peut-être pas avec une
caravane… Nous ne voulons pas prendre de risque. Donc, direction Tirana, la
capitale, via la nationale nord-sud, qui a un bon revêtement, mais est très
chargée. Les Albanais conduisent vite, ils doublent en toutes circonstances
(virages, lignes blanches) malgré une forte
présence policière.
A l’entrée de Tirana, la capitale, la route devient
franchement mauvaise et la circulation s’intensifie ; les rues sont
longées de «souks» et sont extrêmement sales. L’usage du klaxon
s’impose, les voitures sont prioritaires sur les piétons…



 

 

En s’approchant du
centre, la circulation est toujours aussi dense, mais la voirie et
l’environnement sont plus européens. A
deux détails prés : il n’y a pas de
feux rouges, seulement des policiers débordés aux carrefours, ni de panneaux de
direction. Nous demandons plusieurs fois la direction d’Elbasan, les réponses
sont souvent contradictoires. Le sens de
l’orientation s’impose, notre véhicule dispose d’une boussole qui s’avèrera
utile en de nombreuses circonstances. Nous sommes étonnés de constater que le
parc automobile est souvent récent, 1/3
des véhicules sont de marque Mercedes et les 4X4 flambant neufs prolifèrent.

 

 

 

 

La route Tirana-Elbasan-Pogradec est sinueuse mais correcte. Nous
arrivons au lac d’Ohrid pour déjeuner.
Partagé avec la Macédoine voisine, considéré comme étant le plus beau des
Balkans, il est un paradis pour la pêche.

 

 

Après déjeuner, quelques km plus loin, une surprise nous
attend : au bord du lac, nous trouvons une
«espèce» soit disant inconnue en Albanie : nous voilà donc au camping «Peshku» (poisson), 10 €. Les sanitaires sont simples mais très
propres et l’électricité est gratuite. Nous
sommes les seuls pensionnaires.

 

 

 

 

L’après-midi sera la première sans voiture depuis le départ. L’eau du lac est assez chaude, les poissons grouillent.

 

 

Le soir, nous
dînons au restaurant du camping
de poisson local sortant de l’eau, une sorte de truite qui n’existe que dans ce lac et placée en viviers (2900 leks,
soit 25 €, avec le vin et la salade mixte).

 

 

 

Vendredi 1er
août (J8) :
Pogradec - quelque part à la
montagne avant Leskovic.

Réveil 8 h, bain matinal
dans le lac pour Etienne et les poulets, pleins et vides en tout genre,
départ 10 h après une douche d’enfer pour Chantal (d’habitude, nous nous
douchons dans la caravane).
Après Pogradec, nous
faisons nos premières courses en Albanie, il fait 25° C. Les supermarchés
n’existant pas, nous nous contentons

d’une petite épicerie. Le choix en produits locaux est restreint :
fromage, saucisses fumées, tomates et Coca-Cola (il y a une usine à Tirana). La plupart des autres produits sont importés de
Grèce, d’Italie, de Macédoine. La route Pogradec-Korce est en travaux, et quels travaux ! Nous parcourons 45 km en 2h30. Roulant
en 1ère et seconde, nous nous faisons doubler par la gauche, par la
droite, nous croisons des semi-remorques qui
roulent comme si il y avait
du goudron. Nous n’avons jamais bouffé
autant de poussière. Nous arrivons tout de même à doubler les charrettes quand il n’y a pas de
tôle ondulée...


src="http://www.caravane-infos.net/docs/articles/albanieBN/partie2_fichiers/image053.jpg">

En fin de matinée, nous traversons Korce.


Nous allons renoncer à nous rendre à Voskopoje,
lieu recommandé par «Alain 26», pour cause de gabarit (interdit
plus de
10 m de long, route très étroite). De quoi se rendre traître à la cause
caravanière en regrettant de ne pas avoir un camping-car fourgon 4X4 (nous
y viendrons peut-être un jour…). Pour
les mêmes raisons, nous renonçons aussi
à nous rendre à la seule station de ski
d’Albanie où nous pensions
dormir.
Nous déjeunons assez tard au col suivant Korce,
au milieu des bunkers. Le régime communiste d’avant 1990, craignant des
invasions diverses terrestres ou parachutées, en a construit 800 000 pour deux
soldats. Soit la possibilité de
mobiliser 1,6 millions d’hommes en une
heure montre en main... L’Albanie
ne sera jamais envahie.

Nous roulerons deux heures pendant la sieste des poulets qui sont vraiment très
cool en voiture. En pleine montage, une
auberge nous attend. Bien entendu, c’est ok pour le repas du soir contre le
parking gratuit et le ravitaillement en eau à la «taverne Peshku».


src="http://www.caravane-infos.net/docs/articles/albanieBN/partie2_fichiers/image071.jpg">

Après avoir fait manger les bébés dans la caravane, nous
dînons sur place : agneau confit et
salade mixte plus vin local (2000 lek, 17 €) pendant que les enfants jouent avec des
petits albanais. Nous dormirons en
parfaite sérénité.



Samedi 2 août
(J9) :
quelque part à la montagne avant Leskovic-Girokaster.


Avant de partir, l’employé qui nous avait reçu la veille a eu droit à
sa bouteille de Bordeaux. Nous avons au programme une centaine de km que
nous effectuerons en 5 h. Départ 9 h 45, 17° C.
Les paysages sont magnifiques,
nous distinguons encore des plaques de
neige sur les reliefs mais la route est sinueuse et pas toujours très
bonne. De temps en temps, nous vérifions que la caravane est toujours derrière.


src="http://www.caravane-infos.net/docs/articles/albanieBN/partie2_fichiers/image077.jpg">

Au village de Leskovik, où il
n’y a pas plus de panneaux qu’ailleurs, une autochtone prof de français
nous indique la route.

Le long des routes, il y
a en moyenne une pierre tombale fleurie tous les 2 km… évidente
conséquence de la manière de conduire
des Albanais.

Nous déjeunons par 38° C près d’un pont dans un état tel,
qu’en France, il serait depuis longtemps interdit à la circulation. Le temps
du repas, une dizaine de semi-remorques
l’empruntent. Ca pèse combien déjà un semi-remorque ?

Avant Gjirokastër, nous sommes
sur la route nationale qui mène en
Grèce, elle est toute neuve… sauf dans les
traversées de villes.

Il est 14h30, il fait toujours 38° C, les enfants
dorment : pas vraiment les conditions idéales pour visiter Gjirokastër, «ville musée» classée UNESCO
d’architecture grecque et ottomane.
Nous contournons la vieille ville
pour faire quelques photos, le parking touristique est vide :
imaginez le Mont-St-Michel sans autocar ! Visiblement,
l’argent manque pour l’entretien vu
l’état de certaines maisons.

 

Nous reprenons la
route, mais nous aimerions bien
nous poser avant d’arriver sur la côte
qui est à plus de 2 h. Mais où ? Il
y a peu de restaurants ici et les piscines
sont rarissimes en Albanie, faut pas rêver. Mais un miracle est si vite
arrivé ! Le voici :

Au bord de la nationale, dans un environnement semi désertique, dans un pays sans touriste, nous dégotons l'affaire du jour. Ce n’est ni un hôtel, ni un village de vacances, ni un camping, ni une piscine municipale ; ne cherchez pas à comprendre, c’est un «Komplex Touristik». Après prise de renseignement, nous procédons comme d’habitude : parking sécurisé contre repas du soir au restaurant. Pas de problème.
Donc, nous passerons l'après-midi au bord d’une piscine surdimensionnée fréquentée juste par quelques jeunes du coin. Au menu du soir: toujours agneau confit et salade mixte + vin.
Chantal est invitée à rencontrer le chef en cuisine pour choisir le vin et les plats (1700 lek, 14 €). Compte tenu des fréquentes coupures d’électricité en Albanie, nous avons repéré dans
un coin un groupe électrogène de type hôpital, tant qu’à faire...

 


 

 

 


 



Partie 3/4
Gjirokastër-Berat

Dimanche 3 août (J10) : Gjirokastër-Ksamil (riviera albanaise, près de Sarandé)
Lundi 4 août : Ksamil
Mardi 5 août : Ksamil

Le patron du « Komplex Turistik » arrosant ses tomates à la fraîche (30°…) nous propose de l’eau. En échange de 40 l d’eau, nous lui offrons 0,75 l de vin. Nous allons ensuite franchir une montagne parsemée de villages grecs pour atteindre la fameuse riviera albanaise.

Nous arrivons à Sarrandé, capitale de la Riviera, la Nice albanaise, depuis laquelle se dégage une magnifique vue sur l’île grecque de Corfou. Des quartiers et des hôtels super-chics alternent avec des quartiers sales et dégradés. Il y a même un front de mer piétonnier, la promenade des anglais locale. Pour les conditions de circulation, voir Tirana…

Nous prenons après Sarandé, la direction du sud. Nous pensions qu’il y aurait quelques campings sur cette côte réputée touristique où nous avons tout de même croisé quelques campings cars (Slovénie, France, Italie). Rien.
Après un essai infructueux et avoir pas mal tourné en voiture, nous trouvons à Ksamil (20 km de Sarandé) ce qui nous convient : face à Corfou, un hôtel-restaurant au bord de l’eau et à l’architecture toute albanaise, brut de décoffrage et inachevé. Le patron parle français comme vous et moi : c’est un Albanais de Macédoine qui a travaillé 20 ans à Bruxelles, il a même l’accent belge !
Nous lui proposons 500 leks par nuit pour le parking soit 4,2 €, c’est ok. Nous disposons également d’un point d’eau, de toilettes et de l’électricité : en France et ailleurs, on appelle ça un camping… Nous resterons ici 3 nuits. Nous passerons les journées à la plage en compagnie des clients, la plupart étant des Albanais de macédoine et du Kosovo.

Au restaurant, nous avons mangé surtout du poisson, les Albanais élèvent des bars et des dorades. Les prix sont toujours à peu près les mêmes avec vin et salade (24 € à deux). Nous avons beaucoup discuté et sympathisé avec certains clients et échangé des adresses mail…

Nous avons profité de cette pose pour faire, une fois n’est pas coutume, un peu de tourisme culturel. C’est donc sans caravane que nous partons à Butrint. Ces vestiges greco-romains tout près de la frontière grecque, classés UNESCO, constituent aussi une agréable promenade à l’ombre d’une magnifique forêt méditerranéenne.
Détail amusant : sur le parking, on peut garer sa voiture sur des mosaïques romaines. Il est où le problème ? Entrée: 700 leks/pax soit 6 € .

 

Mercredi 6 août (J13) : Ksamil-plage de Borsh

Petit kilométrage au programme. Nous partons après déjeuner et à la suite d’une matinée de plage, il fait 31° C. En sortant de Sarandé, nous faisons le plein à 1,35 €/l. La route côtière est en travaux. Bien sûr, pas de déviation, il faut se faufiler entre les engins de chantier.

Nous descendons voir à la plage de Bunek: trop de monde, pas mal de campings cars italiens… et des gros bunkers.

Nous tentons la plage de Borsh, ça sera la bonne, nous trouvons tout de suite notre «camping» face à la mer. « PicieriBlue Days » (picerisignifie pizzeria).

Cette plage de galets blancs est très réputée en Albanie. Nous y rencontrons une prof de français, son mari ingénieur des routes et leurs enfants. Nous sommes désormais assurés qu’en cas de soucis en Albanie, on nous apportera de l’aide et sommes potentiellement invités à Tirana. Nous rencontrons également des Nantais en Pick-Up 4X4-cellule qui pratiquent le camping sauvage en Albanie sans difficulté particulière.

Au menu du soir : poisson et pizza, salade, vin, 2400 leks (20 €). La musique est d’ambiance et les Albanais sur leur 31 sont de sortie nocturne.

 

 

Jeudi 7 août (J14) : plage de Borsh-plage de Dhërmi.
ndredi 8 août (J15) :
plage de Dhërmi.
Samedi 9 août (J16) : plage de Dhërmi.
Dimanche 10 août (J17) : plage de Dhërmi.

Saut de puce encore aujourd’hui jeudi.
Nous partons après le déjeuner et la plage du matin, il fait 32° C.
Nous retrouvons une route en travaux, des villages poussiéreux et de magnifiques paysages. Certains croisements sont épiques, le principe de base de l’Albanais étant de ne jamais reculer… (ils ont peut-être eu en promo à Stuttgart, des Mercedes sans marche arrière…). Chantal fait la circulation, tantôt la caravane frôle les parois rocheuses, tantôt la voiture mange le bas côté près du précipice, on repart en première courte, ça passe... Attention donc pour les véhicules de plus de 2m de large qui empruntent la route côtière.

Nous renonçons à la plage «UamanBeach» (proche d’Himarë) où on nous demande 10 € pour passer la nuit sur un parking poussiéreux, la négociation est impossible, nous allons voir plus loin.

Nous renonçons également à la plage de Jalleà Vunocar ; la route est étroite et le demi-tour non assuré (merci «Alain 26»). La plage de Dhermi nous tente car d’en haut, nous apercevons quelques camping-cars. La route d’accès est correcte mais des voitures garées n’importe comment obligeront Chantal une fois de plus à faire la circulation. Nous allons nous poser entre un camping-car albanais et un autre italien, quelques autres arriveront et repartiront pendant les 4 jours passés ici.

Au programme pour 4 jours : petites courses au market (pas super) du coin, plage du matin, déjeuner, sieste, plage du soir, dîner à la caravane.
Pour la première fois nous sommes en stationnement libre, donc nous ne mangeons pas au restaurant, il n’y en a pas à proximité, juste une boîte de nuit en plein air… Notre voisin campingcariste italo-albanais nous offrira du poisson et des calamars frais grillés, ça vaut bien une bouteille de Bordeaux ! Quant à la boîte de nuit, disons qu’elle nous donnera une raison supplémentaire de faire la sieste…

 

Lundi 11 août (J18) : plage de Dhërmi-Col de la Llogara.

Nous partons très tôt (7 h 40) pour la simple et bonne raison qu’ à partir de 9h, les Albanais qui descendent à la plage bloquent tous les véhicules stationnés en front de mer et que les croisements deviennent problématiques. On a déjà donné.
Donc, direction la montagne au dessus de la riviera à 2 h d’ici. La route qui s’éloigne de la côte en montant fortement dégage des vues magnifiques sur la riviera et montre des possibilités intéressantes de camping sauvage. Ca sera peut-être pour la prochaine fois…

Plus haut, nous passons subitement à des paysages de montagne évoquant les Alpes du Sud. Nous trouvons à 10 h 30 notre point de chute dans une auberge de montagne, comme il y en a tout le long de la route.

La petite balade dans la forêt de ce parc national est gâchée par la présence de nombreuses, très nombreuses ordures.

Contrairement à l’habitude, nous mangeons au restaurant à midi mais nous commandons une double ration d’agneau grillé pour le soir à la caravane. Ici, il est de coutume d’emporter ce qui n’est pas consommé. Prix du double repas : 3200 leks (27 €).

 

 

12 août (J19) : Col de la Llogara-Bérat.

Départ 10 h, 25°C.
La route va être longue car nous attaquons le retour. Nous traversons Vloré, grand port de liaison ferry vers l'Italie (2 h de bateau) et station balnéaire. La traversée est pire que celle de Tirana.

La route Vloré-Fier, une nationale en rouge sur la carte, est épouvantable de revêtement et de circulation, nous roulons à 40 km/h en seconde.

L’axe Fier-Bérat, pourtant secondaire, est meilleur. Nous longeons des puits de pétrole, l’Albanie produit la moitié de sa consommation d’or noir, les prix à la pompe ne s’en ressentent pas.

Nous arrivons à Bérat en début d’après-midi. Cette «ville musée» est candidate à un classement UNESCO, il n’y a pas plus de touristes qu’à Girokastermais ; nous croisons un camping-car français.

Pour trouver un restaurant étape, nous allons jusqu’à Poliçan. La route et les paysages sont magnifiques.

A Poliçan, n’ayant rien trouvé, nous revenons sur nos pas pour nous arrêter à un « motel-restaurant » repéré à l’aller. De plus, il dispose d’une aire de jeux pour enfants. Les bébés en profitent le reste de l’après-midi. L'autorisation de stationner est sans problème, le poulet-riz du dîner est un régal (1900 leks avec le vin, 16 €).

 

 


 


13 août (J20) : Berat-Hani i Hotit (frontière albano-monténégrine)

Nous allons poursuivre notre progression vers le nord. Après un parcours sur la nationale très chargée, nous longeons le quartier balnéaire de Durrës et évitons le centre du grand port albanais. Nous prenons l’autoroute Durrës-Tirana, elle n’est pas vraiment au standard occidental (gratuite, mais limitée à 90 km/h).

Après le déjeuner, la progression se poursuit. La route est bonne jusqu’à Skhodër, beaucoup moins ensuite. Après avoir fait un tour au Lac de Skhöder, sans grand intérêt, nous nous arrêtons vers 17 h et par 38° C dans un petit restaurant à quelques km du poste frontière de Hani i Hotit.
L’accueil albanais de notre dernière nuit au Pays des Aigles est à la hauteur. Grillade de porc, frites, pâtes, salade mixte, le vin et le pain sont maison, les raisins sont offerts, 1850 leks (15 €) soit presque tout ce qui nous reste en liquide. Attention, la monnaie albanaise n’est pas convertible en dehors du pays.
La nuit sera bonne malgré le ballet incessant de poids-lourds circulant à tombeau ouvert sur la route étroite et défoncée reliant l’Albanie au Monténégro.

 

Jeudi 14 août (J210) : Hani i Hotit-Kolasin (Monténégro)

Nous remercions notre hôte comme à l’habitude, il nous reste encore 5 bouteilles en stock.
L’attente à la frontière est assez longue, il y beaucoup de semi-remorques entre lesquels il faut se faufiler. Le store de la caravane en garde une trace colorée: ça nous fera un souvenir...

Après deux semaines d’Albanie, le Monténégro nous semble propre, ordonné, on se croirait en Suisse (tout est relatif…).
Nous traversons la capitale, Podgorica (anciennement Titograd à l’époque yougoslave), puis nous quittons la nationale de Belgrade pour nous enfoncer dans la montagne. La route est étroite mais assez bonne, les paysages sont extraordinaires.

Nous posons dans un près bien vert pour déjeuner. Les enfants nous aident à établir l’itinéraire de l’après-midi, Alexandre se propose même de conduire. Ce sera un non catégorique !

 

La route d’Andrijevica que nous devions prendre a été emportée par des crues récentes. L’attelage serait probablement passé en vitesses courtes dans la déviation pentue et terreuse, mais nous ne voulons pas prendre de risque.
Nous retournons donc sur le bitume pensant trouver un stationnement à la station de ski de Kolasin. La station et le parking sont privés, le stationnement nocturne n’est pas prévu. Comme il n’y a pas de restaurant dans le secteur, pas plus que de camping d’ailleurs, nous tentons une nouvelle formule : le stationnement chez l'habitant.
Dans la périphérie campagnarde de Kolasin, tout simplement, nous cherchons une maison avec un grand jardin et un accès facile. Nous trouvons rapidement, il n’y a plus qu’à demander... Nous avons quelques difficultés à nous faire comprendre, les propriétaires sont surpris que nous voulions dormir dans leur jardin, même en leur proposant d’entrée 5€ et une bouteille de vin. La discussion patine. Nous sortons alors l’arme absolue : les bébés qui viennent de finir leur sieste dans la voiture. Emballez, c’est pesé, ils sont immédiatement adoptés par les mamies locales et nous passons la moitié de l’après-midi à discuter avec la famille monténégrine qui a entre temps fait venir les cousins qui parlent anglais. Nous voici donc dans un camping à la ferme improvisé.

 

 

 

Vendredi 15 août (J22) : frontière Kolasin – Parc National de Durmitor

La nuit fut plus que paisible, il fait 23° C le matin.
Nous effectuons quelques courses à Kolasin : le choix est autrement plus varié qu’en Albanie, les produits sont monténégrins ou serbes. Puis, nous partons pour le Parc National de Durmitor, encore un site UNESCO.
Nous empruntons des petites routes magnifiques mais pas toujours très entretenues. L’une d’entre elles, qui passe par un col, est particulièrement raide et étroite (Redice-Boan) ; nous croisons des camions de foins qui nous obligent à nous arrêter et repartir en vitesses courtes.
Après avoir suivi une déviation de plein champs pour cause de goudronnage de route, nous arrivons à Zabljak à 15 h et tombons tout de suite sur un adorable camping de montagne (Eko Kamp Kod Boce, 7 €).

En fin d’après-midi, nous partons faire des courses à Zabjak, charmante station de montagne où nombre de Serbes de Belgrade ont des résidences secondaires. Il y a des pistes de ski à 2 km. Les autres touristes sont aussi pour la plupart issus des pays de l’ex Yougoslavie, quelques Français, Italiens, Allemands aussi. Avec du temps, nous serions bien restés dans ce paradis montagnard perdu au fin fond des Balkans. Nous déconseillons aux caravanes les deux campings de la station, difficiles d’accès.

 

 

 

Samedi 16 août (J23) : Zabjak (Monténégro) - Slano (Croatie)
Dimanche 17 août (J24) : Slano

 

Nous décollons à 9h30, nous roulons beaucoup ce matin: Zabjak, Niksic, les paysages sont toujours splendides. Nous déjeunons à la frontière de la Bosnie. Nous pénétrons après des formalités rapides en Bosnie, partie République Serbe cette fois-ci. Nous traversons Trébinje en ayant quelques difficultés à trouver la route de Dubrovnik pour cause de signalisation en alphabet cyrillique.

 

 

 

 

La République serbe de Bosnie, qui était déconseillée aux touristes il n’y a pas si longtemps (site « Conseils au voyageurs » du Ministère des Affaires Etrangères), ne pose aujourd’hui aucun problème particulier. Mais elle est plus pauvre que la partie croato-musulmane où nous sommes passés à l’aller. Avant la frontière croate, dans un no man’s land incendié, nous voyons des villages détruits lors de l’offensive croate de 1995. C’est de ces hauteurs bosniaques dominant la Mer Adriatique et la Croatie que les Serbes ont allègrement bombardé Dubrovnik des mois durant entre 1992 et 1993. La ville étant classée UNESCO, elle a touché des fonds importants pour sa reconstruction.

Nous repassons à Dubrovnik où nous retrouvons la civilisation touristique. Puis nous retrouvons notre camping de l’aller à Slano (les oliviers). Cette fois-ci, nous sommes les seuls clients, il n’y a même plus de gardien ! Nous nous reposons et nous baignons la journée du lendemain.

 

 

 

 

 

Lundi 18 août (J25) : Slano-Sibnij (nord de la Croatie).

 

Cette journée est consacrée à traverser la totalité de la Croatie, du sud au Nord. Avant d’attraper l’autoroute, il y a 150 km de route côtière interrompue par une petite portion de Bosnie, à Neum. Les douaniers arrêtent rarement ou regardent les papiers d’un air distrait.

 

 

 

L’autoroute commence donc à Split. Elle est toute neuve, à un détail près, c’est que le tunnel après Zadar est inachevé, ce qui occasionne des bouchons monstres, nous payons 25 €, en euros et non en kunas (pour simplement quelques jours en Croatie, ce n’est pas la peine de changer).

Pour éviter de faire le détour autoroutier par Zagreb, nous retrouvons la route côtière, ce qui nous permet de trouver facilement un camping pour notre dernière nuit balkanique (18 €). Comme chacun sait, il y a de beaux campings en Croatie, mais ils sont bondés. En fait, après le 15 août, on trouve de la place où on veut et au bord de l’eau. Nous n’avons jamais campé aussi près de la mer : la caravane à le cul planté sur les galets... hélas, nos voisins hongrois ont été fort bruyants la moitié de la nuit.

 

Mardi 19 août (J26) : Sibnij (nord de la Croatie) - Col de l’Arche (Italie)

 

Aujourd’hui, nous bossons dur avec près de 1000 km au programme. Départ 5 h 40, il fait 18° C, nous faisons un dernier plein en Croatie à 7 h (1,28 €/l). Nous traversons le petit morceau de Slovénie et nous voilà sur les autoroutes italiennes. Pour éviter l’autoroute sinueuse de la Riviera de Gênes, nous passons au sud de Turin, Cuneo et direction la France par le Col de l’Arche.
Nous trouvons une magnifique aire de camping-car où se trouvent aussi quelques caravanes. Le préposé municipal nous prélève 5 € vers 20 h, nous payons volontiers.

 

 

 

Mercredi 20 août (J27) : Col de l’Arche (Italie) - Montpellier

Nous achetons quelques bons fromages italiens au Col de l’Arche puis nous sommes en France. Nous prenons l'autoroute à Sisteron pour Montpellier.

Jeudi 21 août (J28) : Montpellier - Bordeaux

Départ 10 h et déjeuner sur l’Autoroute des Deux Mers : que les aires françaises sont belles et propres ! Le Midi méditerranéen est encore assez sec. Passés Carcassonne, la verdeur nous confirme que l’été a été humide. Pour nous, il a été beau et sec.
Nous arrivons à l’écurie en milieu d’après–midi, la voiture et la caravane ont besoin d’un bon lavage. Nous avons effectué 6 500 km, consommé 11,5 l de gasoil /100 km et 20 l d’eau/jour en moyenne ainsi que 2 bouteilles de gaz (Twinny 6 kg).
Nous ne déplorons aucun ennui technique, pas même une crevaison. Après ce périple balkanique, nous n’avons désormais plus qu’un idée en tête, celle de retourner au Pays des Aigles, mais aussi en Croatie et au Monténégro, qui nous ont vraiment conquis.

 

Blancheneige