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Albanie 2008 - Partie 3

 



Partie 3/4
Gjirokastër-Berat

Dimanche 3 août (J10) : Gjirokastër-Ksamil (riviera albanaise, près de Sarandé)
Lundi 4 août : Ksamil
Mardi 5 août : Ksamil

Le patron du « Komplex Turistik » arrosant ses tomates à la fraîche (30°…) nous propose de l’eau. En échange de 40 l d’eau, nous lui offrons 0,75 l de vin. Nous allons ensuite franchir une montagne parsemée de villages grecs pour atteindre la fameuse riviera albanaise.

Nous arrivons à Sarrandé, capitale de la Riviera, la Nice albanaise, depuis laquelle se dégage une magnifique vue sur l’île grecque de Corfou. Des quartiers et des hôtels super-chics alternent avec des quartiers sales et dégradés. Il y a même un front de mer piétonnier, la promenade des anglais locale. Pour les conditions de circulation, voir Tirana…

Nous prenons après Sarandé, la direction du sud. Nous pensions qu’il y aurait quelques campings sur cette côte réputée touristique où nous avons tout de même croisé quelques campings cars (Slovénie, France, Italie). Rien.
Après un essai infructueux et avoir pas mal tourné en voiture, nous trouvons à Ksamil (20 km de Sarandé) ce qui nous convient : face à Corfou, un hôtel-restaurant au bord de l’eau et à l’architecture toute albanaise, brut de décoffrage et inachevé. Le patron parle français comme vous et moi : c’est un Albanais de Macédoine qui a travaillé 20 ans à Bruxelles, il a même l’accent belge !
Nous lui proposons 500 leks par nuit pour le parking soit 4,2 €, c’est ok. Nous disposons également d’un point d’eau, de toilettes et de l’électricité : en France et ailleurs, on appelle ça un camping… Nous resterons ici 3 nuits. Nous passerons les journées à la plage en compagnie des clients, la plupart étant des Albanais de macédoine et du Kosovo.

Au restaurant, nous avons mangé surtout du poisson, les Albanais élèvent des bars et des dorades. Les prix sont toujours à peu près les mêmes avec vin et salade (24 € à deux). Nous avons beaucoup discuté et sympathisé avec certains clients et échangé des adresses mail…

Nous avons profité de cette pose pour faire, une fois n’est pas coutume, un peu de tourisme culturel. C’est donc sans caravane que nous partons à Butrint. Ces vestiges greco-romains tout près de la frontière grecque, classés UNESCO, constituent aussi une agréable promenade à l’ombre d’une magnifique forêt méditerranéenne.
Détail amusant : sur le parking, on peut garer sa voiture sur des mosaïques romaines. Il est où le problème ? Entrée: 700 leks/pax soit 6 € .

 

Mercredi 6 août (J13) : Ksamil-plage de Borsh

Petit kilométrage au programme. Nous partons après déjeuner et à la suite d’une matinée de plage, il fait 31° C. En sortant de Sarandé, nous faisons le plein à 1,35 €/l. La route côtière est en travaux. Bien sûr, pas de déviation, il faut se faufiler entre les engins de chantier.

Nous descendons voir à la plage de Bunek: trop de monde, pas mal de campings cars italiens… et des gros bunkers.

Nous tentons la plage de Borsh, ça sera la bonne, nous trouvons tout de suite notre «camping» face à la mer. « PicieriBlue Days » (picerisignifie pizzeria).

Cette plage de galets blancs est très réputée en Albanie. Nous y rencontrons une prof de français, son mari ingénieur des routes et leurs enfants. Nous sommes désormais assurés qu’en cas de soucis en Albanie, on nous apportera de l’aide et sommes potentiellement invités à Tirana. Nous rencontrons également des Nantais en Pick-Up 4X4-cellule qui pratiquent le camping sauvage en Albanie sans difficulté particulière.

Au menu du soir : poisson et pizza, salade, vin, 2400 leks (20 €). La musique est d’ambiance et les Albanais sur leur 31 sont de sortie nocturne.

 

 

Jeudi 7 août (J14) : plage de Borsh-plage de Dhërmi.
ndredi 8 août (J15) :
plage de Dhërmi.
Samedi 9 août (J16) : plage de Dhërmi.
Dimanche 10 août (J17) : plage de Dhërmi.

Saut de puce encore aujourd’hui jeudi.
Nous partons après le déjeuner et la plage du matin, il fait 32° C.
Nous retrouvons une route en travaux, des villages poussiéreux et de magnifiques paysages. Certains croisements sont épiques, le principe de base de l’Albanais étant de ne jamais reculer… (ils ont peut-être eu en promo à Stuttgart, des Mercedes sans marche arrière…). Chantal fait la circulation, tantôt la caravane frôle les parois rocheuses, tantôt la voiture mange le bas côté près du précipice, on repart en première courte, ça passe... Attention donc pour les véhicules de plus de 2m de large qui empruntent la route côtière.

Nous renonçons à la plage «UamanBeach» (proche d’Himarë) où on nous demande 10 € pour passer la nuit sur un parking poussiéreux, la négociation est impossible, nous allons voir plus loin.

Nous renonçons également à la plage de Jalleà Vunocar ; la route est étroite et le demi-tour non assuré (merci «Alain 26»). La plage de Dhermi nous tente car d’en haut, nous apercevons quelques camping-cars. La route d’accès est correcte mais des voitures garées n’importe comment obligeront Chantal une fois de plus à faire la circulation. Nous allons nous poser entre un camping-car albanais et un autre italien, quelques autres arriveront et repartiront pendant les 4 jours passés ici.

Au programme pour 4 jours : petites courses au market (pas super) du coin, plage du matin, déjeuner, sieste, plage du soir, dîner à la caravane.
Pour la première fois nous sommes en stationnement libre, donc nous ne mangeons pas au restaurant, il n’y en a pas à proximité, juste une boîte de nuit en plein air… Notre voisin campingcariste italo-albanais nous offrira du poisson et des calamars frais grillés, ça vaut bien une bouteille de Bordeaux ! Quant à la boîte de nuit, disons qu’elle nous donnera une raison supplémentaire de faire la sieste…

 

Lundi 11 août (J18) : plage de Dhërmi-Col de la Llogara.

Nous partons très tôt (7 h 40) pour la simple et bonne raison qu’ à partir de 9h, les Albanais qui descendent à la plage bloquent tous les véhicules stationnés en front de mer et que les croisements deviennent problématiques. On a déjà donné.
Donc, direction la montagne au dessus de la riviera à 2 h d’ici. La route qui s’éloigne de la côte en montant fortement dégage des vues magnifiques sur la riviera et montre des possibilités intéressantes de camping sauvage. Ca sera peut-être pour la prochaine fois…

Plus haut, nous passons subitement à des paysages de montagne évoquant les Alpes du Sud. Nous trouvons à 10 h 30 notre point de chute dans une auberge de montagne, comme il y en a tout le long de la route.

La petite balade dans la forêt de ce parc national est gâchée par la présence de nombreuses, très nombreuses ordures.

Contrairement à l’habitude, nous mangeons au restaurant à midi mais nous commandons une double ration d’agneau grillé pour le soir à la caravane. Ici, il est de coutume d’emporter ce qui n’est pas consommé. Prix du double repas : 3200 leks (27 €).

 

 

12 août (J19) : Col de la Llogara-Bérat.

Départ 10 h, 25°C.
La route va être longue car nous attaquons le retour. Nous traversons Vloré, grand port de liaison ferry vers l'Italie (2 h de bateau) et station balnéaire. La traversée est pire que celle de Tirana.

La route Vloré-Fier, une nationale en rouge sur la carte, est épouvantable de revêtement et de circulation, nous roulons à 40 km/h en seconde.

L’axe Fier-Bérat, pourtant secondaire, est meilleur. Nous longeons des puits de pétrole, l’Albanie produit la moitié de sa consommation d’or noir, les prix à la pompe ne s’en ressentent pas.

Nous arrivons à Bérat en début d’après-midi. Cette «ville musée» est candidate à un classement UNESCO, il n’y a pas plus de touristes qu’à Girokastermais ; nous croisons un camping-car français.

Pour trouver un restaurant étape, nous allons jusqu’à Poliçan. La route et les paysages sont magnifiques.

A Poliçan, n’ayant rien trouvé, nous revenons sur nos pas pour nous arrêter à un « motel-restaurant » repéré à l’aller. De plus, il dispose d’une aire de jeux pour enfants. Les bébés en profitent le reste de l’après-midi. L'autorisation de stationner est sans problème, le poulet-riz du dîner est un régal (1900 leks avec le vin, 16 €).