En poursuivant la navigation sur le site, vous acceptez l'utilisation de cookies

Albanie 2008 - Partie 4

 


13 août (J20) : Berat-Hani i Hotit (frontière albano-monténégrine)

Nous allons poursuivre notre progression vers le nord. Après un parcours sur la nationale très chargée, nous longeons le quartier balnéaire de Durrës et évitons le centre du grand port albanais. Nous prenons l’autoroute Durrës-Tirana, elle n’est pas vraiment au standard occidental (gratuite, mais limitée à 90 km/h).

Après le déjeuner, la progression se poursuit. La route est bonne jusqu’à Skhodër, beaucoup moins ensuite. Après avoir fait un tour au Lac de Skhöder, sans grand intérêt, nous nous arrêtons vers 17 h et par 38° C dans un petit restaurant à quelques km du poste frontière de Hani i Hotit.
L’accueil albanais de notre dernière nuit au Pays des Aigles est à la hauteur. Grillade de porc, frites, pâtes, salade mixte, le vin et le pain sont maison, les raisins sont offerts, 1850 leks (15 €) soit presque tout ce qui nous reste en liquide. Attention, la monnaie albanaise n’est pas convertible en dehors du pays.
La nuit sera bonne malgré le ballet incessant de poids-lourds circulant à tombeau ouvert sur la route étroite et défoncée reliant l’Albanie au Monténégro.

 

Jeudi 14 août (J210) : Hani i Hotit-Kolasin (Monténégro)

Nous remercions notre hôte comme à l’habitude, il nous reste encore 5 bouteilles en stock.
L’attente à la frontière est assez longue, il y beaucoup de semi-remorques entre lesquels il faut se faufiler. Le store de la caravane en garde une trace colorée: ça nous fera un souvenir...

Après deux semaines d’Albanie, le Monténégro nous semble propre, ordonné, on se croirait en Suisse (tout est relatif…).
Nous traversons la capitale, Podgorica (anciennement Titograd à l’époque yougoslave), puis nous quittons la nationale de Belgrade pour nous enfoncer dans la montagne. La route est étroite mais assez bonne, les paysages sont extraordinaires.

Nous posons dans un près bien vert pour déjeuner. Les enfants nous aident à établir l’itinéraire de l’après-midi, Alexandre se propose même de conduire. Ce sera un non catégorique !

 

La route d’Andrijevica que nous devions prendre a été emportée par des crues récentes. L’attelage serait probablement passé en vitesses courtes dans la déviation pentue et terreuse, mais nous ne voulons pas prendre de risque.
Nous retournons donc sur le bitume pensant trouver un stationnement à la station de ski de Kolasin. La station et le parking sont privés, le stationnement nocturne n’est pas prévu. Comme il n’y a pas de restaurant dans le secteur, pas plus que de camping d’ailleurs, nous tentons une nouvelle formule : le stationnement chez l'habitant.
Dans la périphérie campagnarde de Kolasin, tout simplement, nous cherchons une maison avec un grand jardin et un accès facile. Nous trouvons rapidement, il n’y a plus qu’à demander... Nous avons quelques difficultés à nous faire comprendre, les propriétaires sont surpris que nous voulions dormir dans leur jardin, même en leur proposant d’entrée 5€ et une bouteille de vin. La discussion patine. Nous sortons alors l’arme absolue : les bébés qui viennent de finir leur sieste dans la voiture. Emballez, c’est pesé, ils sont immédiatement adoptés par les mamies locales et nous passons la moitié de l’après-midi à discuter avec la famille monténégrine qui a entre temps fait venir les cousins qui parlent anglais. Nous voici donc dans un camping à la ferme improvisé.

 

 

 

Vendredi 15 août (J22) : frontière Kolasin – Parc National de Durmitor

La nuit fut plus que paisible, il fait 23° C le matin.
Nous effectuons quelques courses à Kolasin : le choix est autrement plus varié qu’en Albanie, les produits sont monténégrins ou serbes. Puis, nous partons pour le Parc National de Durmitor, encore un site UNESCO.
Nous empruntons des petites routes magnifiques mais pas toujours très entretenues. L’une d’entre elles, qui passe par un col, est particulièrement raide et étroite (Redice-Boan) ; nous croisons des camions de foins qui nous obligent à nous arrêter et repartir en vitesses courtes.
Après avoir suivi une déviation de plein champs pour cause de goudronnage de route, nous arrivons à Zabljak à 15 h et tombons tout de suite sur un adorable camping de montagne (Eko Kamp Kod Boce, 7 €).

En fin d’après-midi, nous partons faire des courses à Zabjak, charmante station de montagne où nombre de Serbes de Belgrade ont des résidences secondaires. Il y a des pistes de ski à 2 km. Les autres touristes sont aussi pour la plupart issus des pays de l’ex Yougoslavie, quelques Français, Italiens, Allemands aussi. Avec du temps, nous serions bien restés dans ce paradis montagnard perdu au fin fond des Balkans. Nous déconseillons aux caravanes les deux campings de la station, difficiles d’accès.

 

 

 

Samedi 16 août (J23) : Zabjak (Monténégro) - Slano (Croatie)
Dimanche 17 août (J24) : Slano

 

Nous décollons à 9h30, nous roulons beaucoup ce matin: Zabjak, Niksic, les paysages sont toujours splendides. Nous déjeunons à la frontière de la Bosnie. Nous pénétrons après des formalités rapides en Bosnie, partie République Serbe cette fois-ci. Nous traversons Trébinje en ayant quelques difficultés à trouver la route de Dubrovnik pour cause de signalisation en alphabet cyrillique.

 

 

 

 

La République serbe de Bosnie, qui était déconseillée aux touristes il n’y a pas si longtemps (site « Conseils au voyageurs » du Ministère des Affaires Etrangères), ne pose aujourd’hui aucun problème particulier. Mais elle est plus pauvre que la partie croato-musulmane où nous sommes passés à l’aller. Avant la frontière croate, dans un no man’s land incendié, nous voyons des villages détruits lors de l’offensive croate de 1995. C’est de ces hauteurs bosniaques dominant la Mer Adriatique et la Croatie que les Serbes ont allègrement bombardé Dubrovnik des mois durant entre 1992 et 1993. La ville étant classée UNESCO, elle a touché des fonds importants pour sa reconstruction.

Nous repassons à Dubrovnik où nous retrouvons la civilisation touristique. Puis nous retrouvons notre camping de l’aller à Slano (les oliviers). Cette fois-ci, nous sommes les seuls clients, il n’y a même plus de gardien ! Nous nous reposons et nous baignons la journée du lendemain.

 

 

 

 

 

Lundi 18 août (J25) : Slano-Sibnij (nord de la Croatie).

 

Cette journée est consacrée à traverser la totalité de la Croatie, du sud au Nord. Avant d’attraper l’autoroute, il y a 150 km de route côtière interrompue par une petite portion de Bosnie, à Neum. Les douaniers arrêtent rarement ou regardent les papiers d’un air distrait.

 

 

 

L’autoroute commence donc à Split. Elle est toute neuve, à un détail près, c’est que le tunnel après Zadar est inachevé, ce qui occasionne des bouchons monstres, nous payons 25 €, en euros et non en kunas (pour simplement quelques jours en Croatie, ce n’est pas la peine de changer).

Pour éviter de faire le détour autoroutier par Zagreb, nous retrouvons la route côtière, ce qui nous permet de trouver facilement un camping pour notre dernière nuit balkanique (18 €). Comme chacun sait, il y a de beaux campings en Croatie, mais ils sont bondés. En fait, après le 15 août, on trouve de la place où on veut et au bord de l’eau. Nous n’avons jamais campé aussi près de la mer : la caravane à le cul planté sur les galets... hélas, nos voisins hongrois ont été fort bruyants la moitié de la nuit.

 

Mardi 19 août (J26) : Sibnij (nord de la Croatie) - Col de l’Arche (Italie)

 

Aujourd’hui, nous bossons dur avec près de 1000 km au programme. Départ 5 h 40, il fait 18° C, nous faisons un dernier plein en Croatie à 7 h (1,28 €/l). Nous traversons le petit morceau de Slovénie et nous voilà sur les autoroutes italiennes. Pour éviter l’autoroute sinueuse de la Riviera de Gênes, nous passons au sud de Turin, Cuneo et direction la France par le Col de l’Arche.
Nous trouvons une magnifique aire de camping-car où se trouvent aussi quelques caravanes. Le préposé municipal nous prélève 5 € vers 20 h, nous payons volontiers.

 

 

 

Mercredi 20 août (J27) : Col de l’Arche (Italie) - Montpellier

Nous achetons quelques bons fromages italiens au Col de l’Arche puis nous sommes en France. Nous prenons l'autoroute à Sisteron pour Montpellier.

Jeudi 21 août (J28) : Montpellier - Bordeaux

Départ 10 h et déjeuner sur l’Autoroute des Deux Mers : que les aires françaises sont belles et propres ! Le Midi méditerranéen est encore assez sec. Passés Carcassonne, la verdeur nous confirme que l’été a été humide. Pour nous, il a été beau et sec.
Nous arrivons à l’écurie en milieu d’après–midi, la voiture et la caravane ont besoin d’un bon lavage. Nous avons effectué 6 500 km, consommé 11,5 l de gasoil /100 km et 20 l d’eau/jour en moyenne ainsi que 2 bouteilles de gaz (Twinny 6 kg).
Nous ne déplorons aucun ennui technique, pas même une crevaison. Après ce périple balkanique, nous n’avons désormais plus qu’un idée en tête, celle de retourner au Pays des Aigles, mais aussi en Croatie et au Monténégro, qui nous ont vraiment conquis.

 

Blancheneige