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Albanie 2009 en caravane

Voyage en Eriba : de la Riviera Albanaise à la Vallée de la Drin.
L'itinéraire passera par le col de Llogara, Apollonia, Shengin, Shkodra,
Koman et la Vallée de la Valbona.

Conquis par l’Albanie lors de notre voyage en 2008,
nous avons décidé d’y retourner en 2009 avec cependant 2 différences.
D’une part, nous nous sommes concentrés sur le Pays des Aigles en y allant directement par l’Italie
et le ferry Ancône-Igoumenitsa en Grèce (même bateau aller que les Distran).
D’autre part, nous avons cette fois-ci emmené la famille au complet soit les 2 bébés et les trois garçons.
La logistique de bivouac à 7 était la suivante :
- pas de possibilité de mettre une tente : 2 garçons dorment dans la voiture
(plancher parfaitement plat, matelas de 140 et duvets) et le plus petit des garçons dort avec les BB dans la
caravane.
- Soit on peut utiliser la tente (Décathlon 4 s) et les trois garçons y dorment. Au total, nous avons en un mois
monté la tente toutes les nuits sauf quatre dont les deux sur le bateau.

Dimanche 12 juillet 2009

Départ de Montpellier à 9h00

Nous empruntons l’itinéraire classique par Nîmes, Nice (déjeuner), Gênes.

Après de nombreux bouchons, nous quittons l’autoroute à Gênes afin d’aller bivouaquer en des lieux plus calmes le
long de la petite route qui relie Rapallo à Parme. Nous expérimentons le couchage des garçons dans la
voiture : la logistique est assez lourde car il faut vider toutes les affaires, les entreposer sur les sièges
avant y compris les sièges BB. La solution tente s’avèrera être plus simple et plus rapide.

Lundi 13 juillet 2009

Départ à 10h45. Nous nous arrêtons pour déjeuner juste avant de prendre l’autoroute, nos garçons se lavent.

Après une grosse demi journée d’autoroute et quelques bouchons, nous sommes à Ancône à 18h30, rendez-vous fixé
avec les Distran sur l’aire de camping-car «parking d’Auchan», les enfants et les adultes sont contents de
se retrouver.

Mardi 14 juillet 2009

La matinée est consacrée aux courses à Auchan, aux pleins et vides divers et à ne rien faire.

Après déjeuner, nous partons pour le port où nous attendrons l’embarquement sous la canicule.
Le monstre de la compagnie Superfast arrive enfin.

Nous embarquons à 18h et nous nous retrouvons très bien placés à l’arrière du bateau, en plein air, mais
aussi sur les moteurs : vibrations assurées pour l’apéro sur l’open deck.
Pour diminuer celles-ci, nous enlèverons les cannes pour la nuit.

Mercredi 15 juillet 2009

La nuit fut bonne, au petit matin, nous passons entre les côtes albanaises et Corfou.

Après le débarquement, nous partons avec les Distran déjeuner sur une plage en Grèce près d’Igoumenitsa.

Nous les quittons à 15 h, et partons pour l’Albanie. Nous avons chacun notre itinéraire.
Nous sommes à la frontière à 16 h.

La route du côté albanais est refaite à neuf (futur itinéraire direct frontière-Sarrandé), mais les travaux étant
inachevés, nous retrouvons l’ancienne piste et le folklorique bac de Butrint.
Nous dormons à Ksamil, dans une enceinte d’hôtel déjà expérimentée l’an dernier.
Nous mangeons le soir au restaurant de l’hôtel (calamars et pizzas).

Jeudi 16 juillet 2009

Le patron de l’hôtel nous offre un café turc puis, nous partons pour Sarandé pour changer des euros et faire
le plein. Cette année, le gasoil est à environ 1 euro le litre soit le même prix qu’en France.
Nous allons ensuite à la plage de Borsh, notre préférée, où le camping est, comme partout en Albanie, totalement
libre.

Le soir, grillade de saucisses sur la plage. La tente des garçons est déployée à la nuit.

Vendredi 17 juillet 2009

Nous décidons de passer la journée à la plage et de ne partir qu’en fin d’après-midi pour la montagne, au col de la Llogara.
Nous nous installons sur un immense terrain herbeux derrière un restaurant où nous mangeons le soir (agneau et veau grillé, salades).

Samedi 18 juillet 2009

Nous partons vers le nord, direction le site gréco-romain d’Apollonia. La traversée de Vloré est difficile tant
la circulation est anarchique. Nous nous ravitaillons dans une petite épicerie.

Nous pensions dormir le soir sur la plage d’Apollonia (accès payant : 2,5 euros). Nous y déjeunons seulement et la
quittons le plus vite possible, plus à cause d’une tempête de sable que de la saleté ambiante.
Le site d’Apollonia est en revanche idéal pour bivouaquer : espace herbeux sous les oliviers, entre la villa romaine et les d’autres vestiges ;
nous nous sommes involontairement garés sur une canalisation antique (l’impluvium). La première chose à faire avant de se poser est de vider entièrement la caravane et
de se débarrasser de ce sable fin qui s’est insinué partout.

Nous partons en fin d’après-midi visiter le site en compagnie de nos sympathiques voisins camping-caristes
de Clermont-Ferrand. Les petits sont visiblement plus intéressés par les tortues que par l’histoire de l’art…

Dimanche 19 juillet 2009

Nous restons toute la matinée à Apollonia : lessive, discussion voyage avec les Clermontois, ravitaillement en eau
gentiment proposée par le gardien du site. L’après-midi sera moins zen car nous partons pour le Nord du
pays où nous pensions retrouver une famille rencontrée l’an passé. Hélas, après quatre heures de route
stressante, une arrivée problématique à Shengin avec un croisement au millimètre avec un camion qui nous a pris
une demi-heure, nous apercevons que le restaurant où nous devions nous rendre a disparu.
Nous négocions sans problème avec un établissement situé quelques mètres plus loin sur la plage et mangeons
assez médiocrement au restaurant. La fille du patron, qui passe un moment avec les petits dans la caravane,
est super contente du poster de Mickaël Jackson que nous lui offrons.

Lundi 20 juillet 2009

Nous prenons la route de Shkodra.

Nous visitons la ville et nous y faisons quelque courses avant de partir pour la montagne ;
certaines rues font penser à des souks marocains, ou plutôt à des bazars turcs...
(l’Albanie a connu 500 ans de domination turque).

Sur la route de la montagne, nous déjeunons au bord d’une rivière. Plus loin, des plantes aromatiques sont
directement éparpillées sur la route pour sécher.

Nous arrivons tôt dans l’après-midi à Koman où se trouve un unique restaurant-camping
(le camping est payant : 10 euros). Un excellent repas nous sera directement servi à la caravane.

Mardi 21 juillet 2009

Aujourd’hui, nous devons faire un grand classique de l’Albanie du Nord : le ferry Koman-Fierzé.
Un peu stressés de rater le bateau, nous quittons le camping vers 7 heures et nous nous rendons
à l’embarcadère via un inquiétant tunnel dépourvu de tout éclairage.

Nous attendons longuement d’embarquer en observant le va et vient des barques desservant des villages isolés de
tout. Il y a surtout des taxis autochtones et quelques touristes : routards anglais, Autrichiens en 4X4,
Polonais en moto, Kosovars en famille… L’embarquement est folklorique ; les véhicules sont garés à touche-touche.

La traversée, 2h 30, est magnifique : on se croirait dans un fjord avec la chaleur et les cigales en plus….

:

Après le débarquement, nous déjeunons près d’un lac puis prenons la direction de
Barjam Curi où nous faisons quelques courses et partons vers la vallée de la Valbona.

Le début de la piste de la Valbona est correct mais il y a des travaux : ça sera goudronné l’an prochain.
Nous devons parfois installer quelques cailloux afin de ne pas faire frotter l’arrière de la caravane.
Nous faisons bivouac à côté des motards polonais rencontrés sur le ferry, kebabs grillés au menu.


Mercredi 22 juillet 2009

Nous continuons la piste vers Valbon qui est carrossable mais comporte parfois de fortes montées nécessitant le réducteur.
Dans un raidillon, les roues se mettent à patiner, des cailloux giclent de tous côtés, on fait du sur place, la
marche arrière est proche. En accélérant, le blocage de différentiel arrière
électronique se met en action, la voiture et les 1300 kg de la caravane sont alors projetés en avant : nous sommes
bluffés par l’efficacité du dispositif ! Le village de Valbon est situé sur un replat glaciaire assez
avenant mais étrange aussi avec ce grand hôtel détruit lors des émeutes de 1997. La vue sur les plus hauts
sommets d’Albanie encore enneigés est magnifique. Nous rencontrons en nous promenant une famille albanaise dont
la fille, étudiante au Kosovo, parle anglais. Les Albanais sont généralement bien éduqués et beaucoup
poursuivent des études supérieures.

Nous déjeunons près de la rivière Valbona avant de redescendre plus bas pour bivouaquer. Nous faisons également
une halte pour que les garçons, qui se prennent volontiers pour des aventuriers, goûtent à la bonne eau à 8°.

Puis, nous allons dormir dans une auberge-camping où nous avons mangé du cabri et longuement devisé avec le tenancier et un kosovar de ses amis.

Jeudi 23 juillet 2009

Nous redescendons très lentement la vallée de la Valbona. Parfois, les travaux interrompent la circulation.
Nous repassons à Barjam-Curi faire des courses. Lors de la pause déjeuner, nous discutons longuement avec un Albanais
francophone qui nous dit tout le bien qu’il pense de la dictature qu’il a vécu enfant...

La route Fierzé Kukes est extrêmement sinueuse, interminable, mais refaite à neuf cette année.

Après avoir roulé tout l’après-midi, fatigués, nous décidons de nous arrêter dans un «camping à la ferme» :
il nous a suffit de nous arrêter à la première maison venue et de demander l’autorisation de passer la nuit.
Bien sûr, pas de problème. Mais nos hôtes ne parlent ni français, ni anglais.

Vendredi 24 juillet 2009

Le lendemain, direction Kukes. Comme partout en Albanie, les montagnes transpirent de l’eau accumulée lors des
fortes pluies d’hiver. Avant Kukes, nous voyons les travaux de l’autoroute inachevée qui
relie le Kosovo à la côte albanaise. Nous faisons les courses à Kukes.

Après avoir quitté Kukes, le police fait ranger les véhicules sur le côté. Un convoi de 4X4 et de Mercedes roule
à tombeau ouvert sur la piste poussiéreuse : c’est le Premier Ministre Sali Bérisha en visite sur un
tronçon de la future route Kukes-Peskopi.

Plus loin, la piste, pourtant indiquée route jaune sur la carte, devient de plus en plus mauvaise.
Des ravins de 500 m dominent la vallée de la Drin, la traversée des villages est difficile : fortes montées, rigoles
d’irrigation, étroitesse de la route, aucune signalisation aux intersections.

Harassés de cette piste, nous bivouaquons le soir à un col et offrons le spectacle de la civilisation à une
bergère médusée.

Samedi 25 juillet 2009

La piste encore et toujours la piste, à une vitesse moyenne de 10 km/h. Nous nous arrêtons un moment discuter
avec une journaliste allemande amoureuse de l’Albanie croisée sur la piste.

Nous-nous arrêtons quelques km avant le bitume pour déjeuner au bord de la rivière. Plus qu’un pont à traverser
et c’est enfin le goudron. Nous traversons Peskopi et y faisons quelques achats. La route goudronnée ne
permettra pas une bien meilleure moyenne que la piste !

Nous trouverons pour le soir, une auberge au bord de la rivière.

Dimanche 26 juillet 2009

Banale journée de route, nous traversons Bulquizé, Burel et nous arrêtons pour que les enfants se baignent.

Nous dormons le soir près de Kruja, une des trois principales villes touristiques d’Albanie avec Gjirokaster et
Bérat. Mais étant arrivés assez tard, nous ne prenons pas le temps de la visiter. Ca sera pour la prochaine fois.

 

Voyage en Eriba : Le parcours nous mènera par Tirana, Elbasan, le lac d'Ohrid (Pogradec), Lin, Kroce,
Gjirokaster, l'Oeil Bleu, Borsh et Ksamil.

Lundi 27 juillet 2009
Nous nous dirigeons ce matin vers Tirana.

 

Contrairement à l’an dernier, nous pénétrons cette fois-ci dans la capitale par l’autoroute,
ce qui nous donne l’image d’un pays en plein développement.
Le long de l’autoroute, les supermarchés, les concessionnaires automobiles et les immeubles modernes se
succèdent. Dans Tirana, où il est très difficile de se garer avec une caravane, nous nous contentons d’emprunter
les principaux axes nous permettant de voir l’architecture italienne de l’époque fasciste
(1926-43) et surtout communiste (1946-90) avec en particulier la fameuse pyramide qui devait être le mausolée
et un musée consacré au dictateur Enver Hoxha.

Nous prenons ensuite la route d’Elbasan. A la sortie de Tirana, les montagnes sont parsemées de lotissements et
de belles villas, souvent tape à l’œil, attestant de la présence d’une classe riche albanaise.
Plus loin, nous nous arrêtons manger à un col afin de profiter d’un peu d’air dans le contexte de canicule
ambiante. Nous repartons ensuite vers Elbasan où nous avons rendez-vous avec un français habitant la ville et
bien connu du forum du Routard Albanie. Nous l’appellerons JLE.

Nous allons donc passer la fin d’après-midi et la soirée chez JLE qui nous a très gentiment accueilli avec sa
femme albanaise.
Après avoir garé la caravane sur le parking d’un complexe sportif, nous allons boire l’apéro chez un ami de JLE
puis allons manger des spécialités locales au restaurant. Les discussions diverses nous ont beaucoup appris sur l’Albanie.

Mardi 28 juillet 2009

Le matin, JLE nous dépêche une «guide touristique», membre de sa famille, qui va nous faire
découvrir une ville très intéressante, ce qui n’était pas évident à priori :
bazar, mosquée, église orthodoxe, remparts, café insolite installé dans un
ensemble archéologique dont les murs retracent 2000 ans d’histoire.


Nous quittons Elbasan en fin de matinée sans avoir assez remercié nos hôtes de leur hospitalité.
Nous nous dirigeons vers le Lac d’Ohrid par la nationale très roulante.
Au camping que nous connaissons de l’an dernier, il y a beaucoup plus de monde cette année ;
toutes les places en «première ligne» du lac sont prises.
Nous discutons avec des Nantais et des Suisses. S’il est folklorique de manger du
poisson frais tiré du vivier, nous avons été déçus par le rapport qualité-prix
du restaurant du camping. Tarif du camping : 8 euros quelque soit le
nombre de personnes, les sanitaires sont simples mais propres.

Mercredi 29 juillet 2009

Ce matin, nous laissons la caravane au camping pour aller visiter le village de pêcheurs de Lin.
Nous y rencontrons des Français qui y retapent une résidence secondaire : quel courage !
Les habitants sont comme d’habitude d’une grande gentillesse.

Après le déjeuner au camping, nous prenons la route. Nous traversons Pogradec, Korce, Erseke.
La route a été endommagée par les fortes chutes de neige de l’hiver dernier.
Nous nous arrêtons à une auberge de montagne autorisant, dans le champ voisin, le «free camping».

Jeudi 30 juillet 2009

Avant de partir, nous rencontrons des Nantais en fourgon avec lesquels nous avions pris le bateau à
l’aller et qui doivent le prendre au retour avec les Distran : que le monde est petit ! En fait, c’est
l’Albanie qui est petite, la taille de trois départements français.
Nous déjeunons près d’une rivière qui tient plus de l’égout à ciel ouvert, ce qui ne décourage
en rien les garçons qui vont également prendre un bain de boue.
Cela tranche avec la qualité de l’eau de notre étape du soir au «complex tourisik» visité l’an passé où pas moins
de trois piscines sont à notre disposition. Le soir, nous y mangeons des pizzas.

Vendredi 31 juillet 2009

Nous visitons ce matin Gjirokaster, la principale ville touristique d’Albanie, et son architecture ottomane.
En fait, nous étions presque les seuls touristes. L’entrée à la citadelle nous coûte 7 euros.
Elle contient également une sorte de musée militaire avec des engins de différentes époques dont un chasseur américain
abattu par les Albanais en 1952 (le pilote, rescapé, a fini ses jours dans les prisons albanaises).
Nous faisons également quelques courses.

Après la visite de Gjirokaster, nous allons déjeuner à l’Oeil bleu. Il s’agit d’une source de 45 m
de profondeur et de 3 m de diamètre jaillissant d’une cavité au pied du massif
calcaire à quelques km de la côte. Le site était autrefois réservé aux membres
du Parti, il est aujourd’hui un lieu prisé pour les photos de mariage. Là, par contre, les touristes
sont très nombreux, nous discutons avec des jeunes Français et Québécois. Les
garçons sautent dans l’eau à 10°.

Après l’Oeil bleu, nous retournons à nouveau à la plage de Borsh pour 3 nuits.

Samedi 1août et dimanche 2 août Plage de Borsh : qu’il est bon de ne rien faire..

Lundi 3 août.

Départ pour Ksamil, à l’hôtel où nous nous sommes arrêtés à l’aller et où nous comptons passer
nos deux dernières nuits en Albanie. Il y en aura trois.

Mardi 3 août.

Les Distran sont venus nous rejoindre pour notre dernière nuit en Albanie.
Apéro aux caravanes, dîner au resto de l’hôtel.

Mercredi 4 août

Vers 10 heures, nous sommes prêts pour le départ, le bateau est à 20h à Igoumenitsa, nous sommes larges.
Vérification de routine des branchements électriques : rien ne fonctionne
à la caravane. Comme la prise de liaison côté voiture avait déjà fait des siennes, on démonte, on fait des
essais ; et clac une étincelle. Après coup, on s’apprête à faire
de nouveaux essais, impossible de tourner la clef, la voiture s’est mise en sécurité antivol.
Après une heure de tentatives infructueuses, on appelle l’assistance qui après des palabres avec les
correspondants à Paris, à Athènes, finit quelques heures plus tard par nous envoyer un
spécialiste : on s’attendait à un véhicule d’assistance Nissan avec
la valise, on voit débarquer un mécano local qui arrive presque les mains dans les poches. Il vérifie les
fusibles, il téléphone à droite à gauche pour arriver à la conclusion de son impuissance… il est 16 h. Nous
appelons la concession Nissan principale de Gironde, on ne tombe que sur des répondeurs.
Phil, de son côté, appelle par hasard son petit concessionnaire et tombe sur le chef mécanicien :
il va nous dicter par téléphone toute la procédure à suivre pour utiliser la clef de secours, débloquer
l’antivol et changer les fusibles défectueux suite à l’étincelle… La voiture démarre, nous changeons les fusibles
et vérifions toute la connectique d’attelage ; tout est nickel. Nous avons
raté le bateau, heureusement il y a des places libres pour le lendemain. Pour le plus grand bonheur des
enfants, le soir, ce sera re-apéro aux caravanes et re-repas au resto…

Jeudi 6 août

Cette fois-ci, c’est le départ. Nous franchissons la frontière albanaise en fin de matinée.
Nous achetons quelques bricoles au duty free flambant neuf installé entre les deux
douanes. Puis, nous trouvons un endroit de rêve sur une plage grecque pour déjeuner,
il y a quelques camping-cars également.
Nous nous disons alors, pourquoi aller en Albanie faire du camping sauvage
alors que la Grèce offre les mêmes possibilités ? La réponse nous est
donnée en repartant : il y a tout le long de notre plage et des suivantes,
toutes plus belles les unes que les autres, des panneaux d’interdiction de camper et plus loin encore, un vrai
camping. Voilà la différence entre un pays développé donc ultra réglementé et un pays pauvre où tout est encore possible…

Nous arrivons très en avance au port d’Igoumenitsa, l’attente sera occupée à
discuter avec les voisins, des Turcs de retour du «bled» pour la plupart.
Les petits jouent dans la caravane. Le monstre de Superfast arrive vers 19 h.

Nous ne sommes pas placés au même endroit qu’à l’aller : nous sommes plus en avant avec
moins de vibrations mais pas en plein air. Nous avons des ouvertures sur le
côté droit d’où nous voyons les côtes albanaises défiler jusque vers 22h. Les
Distran, qui sont ce soir-là sur la plage de Borsh, nous avaient dit qu’ils
feraient un feu pour qu’on les repère. On ne verra que des incendies dans les
montagnes : on leur avait pourtant dit de ne pas mettre le feu au maquis !

Vendredi 7 août

Le ferry arrive à Ancône avec 2 heures de retard. Il faudra presque 2 heures pour débarquer près de 1000
véhicules, ce qui occasionne également pas mal de bouchons à Ancône et à la sortie de la ville.

Nous allons pour le retour essayer un nouvel itinéraire afin d’éviter l’autoroute sinueuse et encombrée
Gênes-Nice. Donc à Parme, on file sur Turin au lieu de descendre vers Gênes. Nous empruntons ensuite le Col du
Montgenèvre, nous sommes à «Briançon Mac Donalds» à 21 h, il pleut et il fait 13°. Il y a ensuite une
liaison en route nationale assez roulante, nous nous arrêtons dormir sur
l’autoroute de Sisteron à environ 30 km au nord d’Aix en Provence. Forts de nos
habitudes albanaises, nous n’hésitons pas à planter la tente sur l’aire de repos : après tout, aucune
signalisation ne l’interdit !

Samedi 8 août

A cause de la journée de retard prise en Albanie, nous nous retrouvons sur les autoroutes du Sud de
la France un samedi rouge. Il nous faudra 5 heures pour relier Aix en Provence à Carcassonne où nous déjeunons.

Nous arrivons à Bordeaux vers 18 heures. Nous avons au total effectué 5200 km pour une
consommation moyenne de 12,9 l/100, soit davantage que l’an dernier (11,7 l).
Cela s’explique par le fait que nous étions plus chargés cette année et que
nous avons fait de la piste en vitesses courtes. Mais au final, nous restons
sur un budget gasoil et vacances proche
de celui d’un camping-car. Nous avons
dépensé au total 18 euros de camping et
nourris la petite famille pour une somme quotidienne raisonnable en mangeant au
restaurant un soir sur deux en moyenne. Le problème qui se pose à nous
aujourd’hui est que nous allons avoir du mal à trouver pour l’an prochain un
pays identique en terme de rapport distance-dépaysement-accueil-climat-prix…
Qu’à cela ne tienne, nous retournerons peut-être encore au Pays des Aigles ! Mais il
faut aussi avoir conscience des inconvénients de ce genre de
destination, à commencer par le mauvais état de certaines routes, la
conduite très exotique des autochtones, la saleté parfois et la pauvreté
souvent. Mais cela est instructif, en particulier pour nos enfants, de voir
qu’ailleurs, la vie est généralement beaucoup plus difficile que chez nous…