Albanie 2009 en caravane - Partie 2
Mercredi 22 juillet 2009
Nous continuons la piste vers Valbon qui est carrossable mais comporte parfois de fortes montées nécessitant le réducteur.
Dans un raidillon, les roues se mettent à patiner, des cailloux giclent de tous côtés, on fait du sur place, la
marche arrière est proche. En accélérant, le blocage de différentiel arrière
électronique se met en action, la voiture et les 1300 kg de la caravane sont alors projetés en avant : nous sommes
bluffés par l’efficacité du dispositif ! Le village de Valbon est situé sur un replat glaciaire assez
avenant mais étrange aussi avec ce grand hôtel détruit lors des émeutes de 1997. La vue sur les plus hauts
sommets d’Albanie encore enneigés est magnifique. Nous rencontrons en nous promenant une famille albanaise dont
la fille, étudiante au Kosovo, parle anglais. Les Albanais sont généralement bien éduqués et beaucoup
poursuivent des études supérieures.
Nous déjeunons près de la rivière Valbona avant de redescendre plus bas pour bivouaquer. Nous faisons également
une halte pour que les garçons, qui se prennent volontiers pour des aventuriers, goûtent à la bonne eau à 8°.
Puis, nous allons dormir dans une auberge-camping où nous avons mangé du cabri et longuement devisé avec le tenancier et un kosovar de ses amis.
Jeudi 23 juillet 2009
Nous redescendons très lentement la vallée de la Valbona. Parfois, les travaux interrompent la circulation.
Nous repassons à Barjam-Curi faire des courses. Lors de la pause déjeuner, nous discutons longuement avec un Albanais
francophone qui nous dit tout le bien qu’il pense de la dictature qu’il a vécu enfant...
La route Fierzé Kukes est extrêmement sinueuse, interminable, mais refaite à neuf cette année.
Après avoir roulé tout l’après-midi, fatigués, nous décidons de nous arrêter dans un «camping à la ferme» :
il nous a suffit de nous arrêter à la première maison venue et de demander l’autorisation de passer la nuit.
Bien sûr, pas de problème. Mais nos hôtes ne parlent ni français, ni anglais.
Vendredi 24 juillet 2009
Le lendemain, direction Kukes. Comme partout en Albanie, les montagnes transpirent de l’eau accumulée lors des
fortes pluies d’hiver. Avant Kukes, nous voyons les travaux de l’autoroute inachevée qui
relie le Kosovo à la côte albanaise. Nous faisons les courses à Kukes.
Après avoir quitté Kukes, le police fait ranger les véhicules sur le côté. Un convoi de 4X4 et de Mercedes roule
à tombeau ouvert sur la piste poussiéreuse : c’est le Premier Ministre Sali Bérisha en visite sur un
tronçon de la future route Kukes-Peskopi.
Plus loin, la piste, pourtant indiquée route jaune sur la carte, devient de plus en plus mauvaise.
Des ravins de 500 m dominent la vallée de la Drin, la traversée des villages est difficile : fortes montées, rigoles
d’irrigation, étroitesse de la route, aucune signalisation aux intersections.
Harassés de cette piste, nous bivouaquons le soir à un col et offrons le spectacle de la civilisation à une
bergère médusée.
Samedi 25 juillet 2009
La piste encore et toujours la piste, à une vitesse moyenne de 10 km/h. Nous nous arrêtons un moment discuter
avec une journaliste allemande amoureuse de l’Albanie croisée sur la piste.
Nous-nous arrêtons quelques km avant le bitume pour déjeuner au bord de la rivière. Plus qu’un pont à traverser
et c’est enfin le goudron. Nous traversons Peskopi et y faisons quelques achats. La route goudronnée ne
permettra pas une bien meilleure moyenne que la piste !
Nous trouverons pour le soir, une auberge au bord de la rivière.
Dimanche 26 juillet 2009
Banale journée de route, nous traversons Bulquizé, Burel et nous arrêtons pour que les enfants se baignent.
Nous dormons le soir près de Kruja, une des trois principales villes touristiques d’Albanie avec Gjirokaster et
Bérat. Mais étant arrivés assez tard, nous ne prenons pas le temps de la visiter. Ca sera pour la prochaine fois.
Voyage en Eriba : Le parcours nous mènera par Tirana, Elbasan, le lac d'Ohrid (Pogradec), Lin, Kroce,
Gjirokaster, l'Oeil Bleu, Borsh et Ksamil.
Lundi 27 juillet 2009
Nous nous dirigeons ce matin vers Tirana.
Contrairement à l’an dernier, nous pénétrons cette fois-ci dans la capitale par l’autoroute,
ce qui nous donne l’image d’un pays en plein développement.
Le long de l’autoroute, les supermarchés, les concessionnaires automobiles et les immeubles modernes se
succèdent. Dans Tirana, où il est très difficile de se garer avec une caravane, nous nous contentons d’emprunter
les principaux axes nous permettant de voir l’architecture italienne de l’époque fasciste
(1926-43) et surtout communiste (1946-90) avec en particulier la fameuse pyramide qui devait être le mausolée
et un musée consacré au dictateur Enver Hoxha.
Nous prenons ensuite la route d’Elbasan. A la sortie de Tirana, les montagnes sont parsemées de lotissements et
de belles villas, souvent tape à l’œil, attestant de la présence d’une classe riche albanaise.
Plus loin, nous nous arrêtons manger à un col afin de profiter d’un peu d’air dans le contexte de canicule
ambiante. Nous repartons ensuite vers Elbasan où nous avons rendez-vous avec un français habitant la ville et
bien connu du forum du Routard Albanie. Nous l’appellerons JLE.
Nous allons donc passer la fin d’après-midi et la soirée chez JLE qui nous a très gentiment accueilli avec sa
femme albanaise.
Après avoir garé la caravane sur le parking d’un complexe sportif, nous allons boire l’apéro chez un ami de JLE
puis allons manger des spécialités locales au restaurant. Les discussions diverses nous ont beaucoup appris sur l’Albanie.
Mardi 28 juillet 2009
Le matin, JLE nous dépêche une «guide touristique», membre de sa famille, qui va nous faire
découvrir une ville très intéressante, ce qui n’était pas évident à priori :
bazar, mosquée, église orthodoxe, remparts, café insolite installé dans un
ensemble archéologique dont les murs retracent 2000 ans d’histoire.