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Albanie 2009 en caravane - Partie 3

Nous quittons Elbasan en fin de matinée sans avoir assez remercié nos hôtes de leur hospitalité.
Nous nous dirigeons vers le Lac d’Ohrid par la nationale très roulante.
Au camping que nous connaissons de l’an dernier, il y a beaucoup plus de monde cette année ;
toutes les places en «première ligne» du lac sont prises.
Nous discutons avec des Nantais et des Suisses. S’il est folklorique de manger du
poisson frais tiré du vivier, nous avons été déçus par le rapport qualité-prix
du restaurant du camping. Tarif du camping : 8 euros quelque soit le
nombre de personnes, les sanitaires sont simples mais propres.

Mercredi 29 juillet 2009

Ce matin, nous laissons la caravane au camping pour aller visiter le village de pêcheurs de Lin.
Nous y rencontrons des Français qui y retapent une résidence secondaire : quel courage !
Les habitants sont comme d’habitude d’une grande gentillesse.

Après le déjeuner au camping, nous prenons la route. Nous traversons Pogradec, Korce, Erseke.
La route a été endommagée par les fortes chutes de neige de l’hiver dernier.
Nous nous arrêtons à une auberge de montagne autorisant, dans le champ voisin, le «free camping».

Jeudi 30 juillet 2009

Avant de partir, nous rencontrons des Nantais en fourgon avec lesquels nous avions pris le bateau à
l’aller et qui doivent le prendre au retour avec les Distran : que le monde est petit ! En fait, c’est
l’Albanie qui est petite, la taille de trois départements français.
Nous déjeunons près d’une rivière qui tient plus de l’égout à ciel ouvert, ce qui ne décourage
en rien les garçons qui vont également prendre un bain de boue.
Cela tranche avec la qualité de l’eau de notre étape du soir au «complex tourisik» visité l’an passé où pas moins
de trois piscines sont à notre disposition. Le soir, nous y mangeons des pizzas.

Vendredi 31 juillet 2009

Nous visitons ce matin Gjirokaster, la principale ville touristique d’Albanie, et son architecture ottomane.
En fait, nous étions presque les seuls touristes. L’entrée à la citadelle nous coûte 7 euros.
Elle contient également une sorte de musée militaire avec des engins de différentes époques dont un chasseur américain
abattu par les Albanais en 1952 (le pilote, rescapé, a fini ses jours dans les prisons albanaises).
Nous faisons également quelques courses.

Après la visite de Gjirokaster, nous allons déjeuner à l’Oeil bleu. Il s’agit d’une source de 45 m
de profondeur et de 3 m de diamètre jaillissant d’une cavité au pied du massif
calcaire à quelques km de la côte. Le site était autrefois réservé aux membres
du Parti, il est aujourd’hui un lieu prisé pour les photos de mariage. Là, par contre, les touristes
sont très nombreux, nous discutons avec des jeunes Français et Québécois. Les
garçons sautent dans l’eau à 10°.

Après l’Oeil bleu, nous retournons à nouveau à la plage de Borsh pour 3 nuits.

Samedi 1août et dimanche 2 août Plage de Borsh : qu’il est bon de ne rien faire..

Lundi 3 août.

Départ pour Ksamil, à l’hôtel où nous nous sommes arrêtés à l’aller et où nous comptons passer
nos deux dernières nuits en Albanie. Il y en aura trois.

Mardi 3 août.

Les Distran sont venus nous rejoindre pour notre dernière nuit en Albanie.
Apéro aux caravanes, dîner au resto de l’hôtel.

Mercredi 4 août

Vers 10 heures, nous sommes prêts pour le départ, le bateau est à 20h à Igoumenitsa, nous sommes larges.
Vérification de routine des branchements électriques : rien ne fonctionne
à la caravane. Comme la prise de liaison côté voiture avait déjà fait des siennes, on démonte, on fait des
essais ; et clac une étincelle. Après coup, on s’apprête à faire
de nouveaux essais, impossible de tourner la clef, la voiture s’est mise en sécurité antivol.
Après une heure de tentatives infructueuses, on appelle l’assistance qui après des palabres avec les
correspondants à Paris, à Athènes, finit quelques heures plus tard par nous envoyer un
spécialiste : on s’attendait à un véhicule d’assistance Nissan avec
la valise, on voit débarquer un mécano local qui arrive presque les mains dans les poches. Il vérifie les
fusibles, il téléphone à droite à gauche pour arriver à la conclusion de son impuissance… il est 16 h. Nous
appelons la concession Nissan principale de Gironde, on ne tombe que sur des répondeurs.
Phil, de son côté, appelle par hasard son petit concessionnaire et tombe sur le chef mécanicien :
il va nous dicter par téléphone toute la procédure à suivre pour utiliser la clef de secours, débloquer
l’antivol et changer les fusibles défectueux suite à l’étincelle… La voiture démarre, nous changeons les fusibles
et vérifions toute la connectique d’attelage ; tout est nickel. Nous avons
raté le bateau, heureusement il y a des places libres pour le lendemain. Pour le plus grand bonheur des
enfants, le soir, ce sera re-apéro aux caravanes et re-repas au resto…

Jeudi 6 août

Cette fois-ci, c’est le départ. Nous franchissons la frontière albanaise en fin de matinée.
Nous achetons quelques bricoles au duty free flambant neuf installé entre les deux
douanes. Puis, nous trouvons un endroit de rêve sur une plage grecque pour déjeuner,
il y a quelques camping-cars également.
Nous nous disons alors, pourquoi aller en Albanie faire du camping sauvage
alors que la Grèce offre les mêmes possibilités ? La réponse nous est
donnée en repartant : il y a tout le long de notre plage et des suivantes,
toutes plus belles les unes que les autres, des panneaux d’interdiction de camper et plus loin encore, un vrai
camping. Voilà la différence entre un pays développé donc ultra réglementé et un pays pauvre où tout est encore possible…

Nous arrivons très en avance au port d’Igoumenitsa, l’attente sera occupée à
discuter avec les voisins, des Turcs de retour du «bled» pour la plupart.
Les petits jouent dans la caravane. Le monstre de Superfast arrive vers 19 h.

Nous ne sommes pas placés au même endroit qu’à l’aller : nous sommes plus en avant avec
moins de vibrations mais pas en plein air. Nous avons des ouvertures sur le
côté droit d’où nous voyons les côtes albanaises défiler jusque vers 22h. Les
Distran, qui sont ce soir-là sur la plage de Borsh, nous avaient dit qu’ils
feraient un feu pour qu’on les repère. On ne verra que des incendies dans les
montagnes : on leur avait pourtant dit de ne pas mettre le feu au maquis !

Vendredi 7 août

Le ferry arrive à Ancône avec 2 heures de retard. Il faudra presque 2 heures pour débarquer près de 1000
véhicules, ce qui occasionne également pas mal de bouchons à Ancône et à la sortie de la ville.

Nous allons pour le retour essayer un nouvel itinéraire afin d’éviter l’autoroute sinueuse et encombrée
Gênes-Nice. Donc à Parme, on file sur Turin au lieu de descendre vers Gênes. Nous empruntons ensuite le Col du
Montgenèvre, nous sommes à «Briançon Mac Donalds» à 21 h, il pleut et il fait 13°. Il y a ensuite une
liaison en route nationale assez roulante, nous nous arrêtons dormir sur
l’autoroute de Sisteron à environ 30 km au nord d’Aix en Provence. Forts de nos
habitudes albanaises, nous n’hésitons pas à planter la tente sur l’aire de repos : après tout, aucune
signalisation ne l’interdit !

Samedi 8 août

A cause de la journée de retard prise en Albanie, nous nous retrouvons sur les autoroutes du Sud de
la France un samedi rouge. Il nous faudra 5 heures pour relier Aix en Provence à Carcassonne où nous déjeunons.

Nous arrivons à Bordeaux vers 18 heures. Nous avons au total effectué 5200 km pour une
consommation moyenne de 12,9 l/100, soit davantage que l’an dernier (11,7 l).
Cela s’explique par le fait que nous étions plus chargés cette année et que
nous avons fait de la piste en vitesses courtes. Mais au final, nous restons
sur un budget gasoil et vacances proche
de celui d’un camping-car. Nous avons
dépensé au total 18 euros de camping et
nourris la petite famille pour une somme quotidienne raisonnable en mangeant au
restaurant un soir sur deux en moyenne. Le problème qui se pose à nous
aujourd’hui est que nous allons avoir du mal à trouver pour l’an prochain un
pays identique en terme de rapport distance-dépaysement-accueil-climat-prix…
Qu’à cela ne tienne, nous retournerons peut-être encore au Pays des Aigles ! Mais il
faut aussi avoir conscience des inconvénients de ce genre de
destination, à commencer par le mauvais état de certaines routes, la
conduite très exotique des autochtones, la saleté parfois et la pauvreté
souvent. Mais cela est instructif, en particulier pour nos enfants, de voir
qu’ailleurs, la vie est généralement beaucoup plus difficile que chez nous…