Cap Nord : récit de voyage - Partie 2
- Les Iles Lofoten et Vesteralen
- Des Lofoten au Nordkapp
- Du Finnmark à la Suède
- Stockholm et Copenhague
Les Iles Lofoten et Vesteralen
Nous avions prévu initialement de rejoindre les Iles Lofoten par la route 6 et,
voyant qu’il nous aurait fallu parcourir plus de 600 km pour y parvenir,
nous avons opté pour le ferry que nous avons patiemment attendu trois heures à l’embarcadère de Bodo.
Samedi 5 juin :
Embarquement sur le ferry à 17 h 45.
Nous passons 3h ½ sur le bateau, entourés d’une trentaine de français qui échangent
leurs souvenirs de voyage et parlent tripes à la mode de caen et apéro.
Il faut dire que le salon du ferry empeste l’huile de friture et de saucisses,
un des plats norvégiens les plus consommés, semble-t-il.
On revoit aussi nos toulousains qui continuent leur périple.
A 21 30, nous sommes installés sur notre bel emplacement du camping de Moskenes, situé à 100 m de l’embarcadère.
Dimanche 6 juin :
Petite virée dans les villages pittoresques aux alentours de Moskenes.
Visite de la commune d’A, joli port aux cabanes de pêcheurs très colorées
qui sont louées à des touristes durant la période estivale.
Curiosité de cette partie des îles : on fait sécher le cabillaud et les têtes de ce poisson
sur d’immenses séchoirs en bois. Bonjour l’odeur !
Ceci dit, nous n’avons vu aucune mouche voler au-dessus des installations.
Il est vrai que l’air est d’une pureté à couper le souffle.
Asthmatiques et sujets allergiques, allez aux Lofoten, vous n’y rencontrerez pas un seul acarien.
L’après-midi, nous élargissons notre champ de visite dans un rayon de 60 km au nord de A.
Nous achetons du poisson fumé, ainsi qu’un steack de baleine et un œuf de mouette pour le goûter de Francis.
Le tout pour un prix très abordable. Le saumon fumé est absolument délicieux !
Puis nous allons nous promener sur une magnifique plage de sable blanc où le soleil parvient à réchauffer l’atmosphère
assez fraîche dans cette partie du globe.
Lundi 7 juin :
L’équipage se remet en route en direction du nord des îles Lofoten.
Nous nous arrêtons au gré des curiosités et merveilles à visiter, dont quelques villages très pittoresques.
Vers 17 h, nous prenons la décision de faire un détour par les îles Vesteralen situées à l’ouest des Lofoten.
La carte routière évoque la présence d’un camping à l’une des extrémités de l’île, dans la commune de Bo, nous y allons.
Mais la route nous semble interminable.
Après avoir dépassé la ville de Sortland, nous traversons de vertes vallées où paissent quelques troupeaux d’ovins,
puis nous nous engageons sur une route de montagne qui n’en finit pas.
Bref, 60 km plus loin nous arrivons au terme de notre périple mais aucun camping en vue.
Nous nous garons sur un immense parking de terre battue menant à un minuscule port et là spectacle garanti :
les nuages se dissipent au fil des heures et à 23 h, le ciel est bleu et nous pouvons admirer la descente du soleil, depuis une butte
surplombant la plage où se dresse une immense statue conçue par un sculpteur norvégien.
Le soleil continuera de décliner jusqu’à 1 h du matin, mais jamais nous ne le verrons atteindre la ligne d’horizon.
Il remontera ensuite et ce sera à nouveau le lever du jour qui n’en finira plus jusqu’à la fin du mois de juillet.
Mardi 8 juin :
le coin où nous avons dormi revêt des couleurs que nous n’avons jamais encore vues : pas un nuage dans le ciel.
A 9 h, il fait 15°.
Un groupe de pêcheurs quitte le port sur une mer d’huile.
Nous repartons pour rejoindre les îles Lofoten et la route 10 pour aller ensuite en direction de la ville minière d’Alta.
A 12h, nous arrivons au pont qui sépare les Lofoten du continent.
Des Lofoten au Nordkapp
Mercredi 9 juin :
Nous franchissons le pont qui sépare les îles Lofoten du continent et empruntons à nouveau la route 6.
Quelques kilomètres plus loin, nous photographions le monument commémorant la bataille de Narvik
qui a ravagé la région et a fait beaucoup de victimes.
Une stèle est érigée sur le site à la mémoire des chasseurs alpins français.
A mesure que nous avançons, la température fraîchit.
Nous sommes à présent sur la terre des Same, Lapons norvégiens
dont les villes et villages furent brûlés par les nazis durant la seconde guerre mondiale.
Nous croisons quelques huttes abandonnées (voir photos).
Francis a trouvé dans l’une d’elles quelques éléments de cuisine et du mobilier.
Et puis, nous avons rencontré notre premier renne en grimpant sur un plateau.
Cet animal ne craint pas la voiture, mais dès que l’être humain tente de l’approcher, il s’enfuit au pas de course.
Au terme d’un interminable parcours à 45 à l’heure de moyenne,
nous sommes enfin arrivés à Alta, ville minière et plus grande commune de Laponie
où se trouve le musée des peintures rupestres, œuvres réalisées il y a plus de 6000 ans (voir photos).
Nous nous sommes établis dans un camping très agréable puis sommes allés visiter le musée qui s’étale sur un parcours de 3 km,
occasion de se dégourdir les jambes en admirant les œuvres des ancêtres des vikings.
Jeudi 10 juin :
En route pour le Nordkapp.
Dès que nous quittons Alta, les paysages se désertifient, la température baisse encore de plusieurs degrés
et malheureusement, le soleil ne se montre pas.
La pluie et même la neige nous accompagneront sur une grande partie du parcours.
Nous traversons des contrées sauvages où le renne est omniprésent.
Il a quitté l’intérieur du pays en ferry pour aller brouter les lichens des pâturages bordant la mer.
Il n’y a pas si longtemps les rennes devaient traverser la mer à la nage et certains s’y noyaient.
Nous ne nous arrêtons pas pour déjeuner car le vent s’est levé et les bourrasques secouent la caravane
et puis, nous sommes impatients d’arriver à destination de la pointe de l’Europe.
A 14 h 45, nous réglons le droit d’accès au parking et au musée du Cap Nord puis garons la caravane face à la mer.
Nous y passerons l’après-midi et la nuit.
L’endroit est fascinant, malgré la pluie, la neige et le vent.
Nous avons parfois l’impression que la caravane va se retourner sous les rafales.
Beaucoup de camping-caristes ne restent pas d’ailleurs.
Nous allons vers le globe mythique sur le socle duquel des sonneurs venus de Suisse donnent un concert insolite.
A 17h, nous descendons dans les sous-sols du Nordkap-phallen pour voir un très beau film
sur les saisons et la vie au Cap Nord, ainsi que sur son environnement.
La soirée s’écoule dans la caravane toujours très secouée par le vent qui ne désarme pas.
A minuit, nous retournons faire des photos du globe, comme les rares personnes encore présentes sur le site.
Cela fait un drôle d’effet d’imaginer qu’en face de nous, à 2000 km au large de l’océan arctique, se trouve le Pôle Nord.
Nous rentrons déguster notre Crémant d’Alsace et à 1 h 30 le 11 juin, fin de l’épisode (il fait vraiment trop froid : 2° sous abri).
Quelques observations sur la Norvège et ses habitants :
Toutes les villes de Norvège ont été quasiment rayées de la carte pendant la seconde guerre mondiale.
Les constructions modernes sont harmonieuses et se fondent dans les paysages.
Les maisons, aux couleurs chaudes sont dépourvues de volets et les clôtures sont quasi inexistantes.
On peut admirer des trésors de décoration derrière chaque vitre des pièces à vivre.
Petit bémol : on trouve un peu trop de détritus jetés au bord de la route …
Les Norvégiens sont affables et volubiles. Ils renseignent volontiers sur une direction à prendre.
L’accueil dans les campings a toujours été chaleureux jusqu’ici.
Les automobilistes observent à la lettre le Code de la Route.
Les Norvégiens semblent être de fervents adeptes du camping : beaucoup de jardins abritent des caravanes.
On voit aussi beaucoup de remorques qui leur servent à déplacer leurs motos-neiges
et leur mobilier dans leurs résidences secondaires.
Tous les Norvégiens parlent un anglais très correct, nous avons un retard considérable à rattraper dans le domaine linguistique.
Dès qu’il y a un rayon de soleil, il n’est pas rare de voir les hommes en short et tee-shirt et les femmes en décolleté.
Bien que le pays regorge de poisson de qualité, nous n’avons pas trouvé un seul point vente de poisson frais.
Tout se trouve congelé dans les bacs des supermarchés.
Même chose pour la viande : aucune boucherie.
On trouve une bonne variété de pains dans les supermarchés.
Quant au lait, il est vendu frais et les laitages sont délicieux.
Hormis les grandes surfaces alimentaires, les magasins ouvrent à 9 h et ferment à 16 h la plupart du temps,
y compris des pharmacies et certains musées.
Les routes sont globalement en bon état, dans un pays où le gel et la neige font beaucoup de dégâts.
Du Finnmark à la Suède
Vendredi 11 juin :
Nous quittons le Cap Nord à regret.
Le vent a faibli mais la neige est au rendez-vous, sous forme de giboulées.
Nous reprenons la route en direction de Karasjok, ville du Finnmark peuplée à 90 % par des Same,
Lapons norvégiens, qui y ont d’ailleurs leur parlement (voir photos).
Après avoir quitté les terres inhospitalières, mais oh combien magnifiques de l’extrême nord européen,
nous voici sillonnant un gigantesque plateau traversé par une seule route, la E6
et planté de bouleaux argentés nains et de petits sapins.
Pas un village, pas une ville en vue à des kilomètres à la ronde, presque pas de stations d’essence.
Nous y croisons deux couples de rennes semblant avoir échappé à la transhumance de leurs congénères vers les pâtures du Nordkapp.
Cet endroit semble très fréquenté en hiver par les motoneiges,
à en croire la signalisation qui leur est dédiée.
Il y a aussi beaucoup de lacs et un magnifique torrent s’étire
le long de la route sur une très grande distance.
Nous avons de la chance : le ciel est bleu mais il fait très frais ;
nous sommes en effet toujours au-dessus du cercle polaire arctique.
Arrivés à Karasjok, nous nous installons au camping et sommes confrontés pour la première fois aux fameux moustiques norvégiens.
Ils sont énormes, envahissants comme des mouches mais nous en venons à bout.
Samedi 12 juin :
Petite virée au musée des Same de Karasjok retraçant les us et coutumes du peuple lapon,
ainsi que son habitat et son environnement.
Nous dédaignons la boutique officielle vantée par le Guide vert où trônent des objets
importés d’on ne sait où à des prix exorbitants et nous dirigeons vers une modeste boutique
tenue par un éleveur Same à la retraite et artisan fabriquant de très beaux objets
(maroquinerie en peau de renne, objets en corne de renne ornés de belles gravures) …
Nous reprenons ensuite la route en direction de Kiruna, ville minière du Nord de la Suède.
Nous traversons le même plateau que la veille et le soleil est toujours au rendez-vous.
Nous faisons une halte dans le camping de Karesuando,
commune suédoise frontalière d’un bourg finlandais portant le même nom.
Deux rennes et un élan empaillés nous y souhaitent la bienvenue.
Nous allons faire un tour du côté finlandais et faisons des emplettes
dans une boutique de souvenirs où enfin les prix sont très attractifs.
Dimanche 13 juin :
Destination Kiruna toujours.
La route parcourt le même type de paysages.
Dépaysement garanti pour les amoureux de grands espaces.
Il paraît qu’en hiver, la neige recouvre la végétation et comme le jour ne se lève jamais,
les gens du pays peuvent voir parfois une pénombre bleutée dont la beauté est accentuée
par la blancheur du manteau neigeux.
Nous arrivons à Kiruna, ville où est extrait le fer et qui contribua à la prospérité de la Suède.
Nous y ferons une petite halte, histoire de photographier sa belle église de bois.
Nous continuons notre route en direction de Lulea, ville côtière suédoise.
Vers 17 h, nous passons la ligne du cercle polaire et quelques kilomètres plus loin,
la taille des bouleaux et des sapins a quadruplé et la végétation abonde.
Nous croisons quelques magnifiques rennes aux couleurs chatoyantes.
Lundi 14 juin :
Visite de Gammelstad, ancienne Lulea, à quelques km de là.
Cette ville, vieille de 450 ans et classée au patrimoine mondial de l’UNESCO,
est un village paroissial, fréquenté par des fidèles qui occupent ses maisons à l’occasion de festivals religieux.
Son église de granit rouge et gris fut construite dans la première moitié du 15e siècle (voir photos).
Mardi 15 juin :
Nous repartons pour Sundsvall, ville côtière.
La route E4 est très bien entretenue.
Nous voici maintenant dans les immensités forestières de la Suède.
Ce pays est un gigantesque poumon vert.
Ces étendues immenses plantées de sapins et de bouleaux, parfois ponctuées de pâturages et de champs en jachère.
Peu de cultures apparemment. Peu d’élevage aussi, en tout cas moins qu’en Norvège.
Les maisons sont en bois, la couleur rouge est dominante, un peu de jaune et de blanc ici et là.
Vers 17 h, nous arrivons dans un camping situé au bord de la mer près de Sundsvall.
On se croirait à Claouey, petite bourgade de la presqu’île du Cap Ferret.
Tout y est : les pins, la mer très calme, les maisons de bois.
Mercredi 16 juin :
Voyage sur la E4 sous des trombes d’eau en direction d’Orsa, au bord du lac Siljan (Dalécarlie).
Nous avons élu domicile au camping de la ville, très bel établissement agréé camping-chèque,
aux sanitaires impeccables et géré par des personnes extrêmement sympathiques.
Pour la première fois depuis un mois, la pénombre arrive vers 23 h.
Jeudi 17 juin :
Repos au camping et corvées domestiques, ainsi qu’une promenade à travers bois et surf sur le net.
Vendredi 18 juin :
Grand tour autour du lac Siljan.
Cette région de Dalécarlie se situe à la limite des grands espaces sauvages et du Sud de la Suède.
Beaucoup de paysages champêtres, des maisons de bois traditionnelles,
ces fameux chalets aux structures qui s’emboîtent, comme celles de nos anciens jouets d’enfants.
Les villages du passé y sont demeurés intacts.
Ils se situent tous autour du magnifique lac Siljan (voir photos).
Stockholm et Copenhague
Samedi 19 juin :
Nous quittons Orsa sous des trombes d’eau.
Il nous reste quelques kilomètres à parcourir pour rejoindre Stockholm.
A 15 h, nous voilà installés dans un camping de proche banlieue, dans un environnement maritime et vert.
A 15 h 30 nous arrivons en ville et sommes refoulés trois fois par la police locale.
Impossible d’entrer dans le quartier historique de la capitale.
Nous en comprenons vite la raison : la princesse Victoria est en train de se marier
et le bon peuple de Stockholm est venu en nombre célébrer l’événement.
Nous finissons par nous garer dans une artère assez éloignée de nos centres d’intérêt.
Mais nous y arrivons et déambulons toute l’après-midi et le début de soirée
au milieu d’une foule dense composée de gens du crû, de « précieuses ridicules »
endimanchées pour l’occasion et de touristes parlant toutes les langues du continent.
Stockholm est une belle et grande ville très aérée et les distances
pour aller d’une île à l’autre sont assez importantes.
Dimanche 20 juin :
Nous reprenons la voiture sous la pluie. La route est belle, d’ailleurs tout le réseau routier suédois est magnifique.
Nous faisons environ 400 km puis avisons un sympathique camping rural où nous passerons la fin d’après-midi
et la nuit.
Oui il faut dire nuit, car le soleil se couche vers 23 h dans le sud de la Suède
et la pénombre s’installe, ce dont nous avions perdu l’habitude.
Lundi 21 juin :
Départ pour la dernière étape de notre périple en Europe du Nord : Copenhague.
200 km plus loin, nous embarquons sur le ferry qui nous emmène dans la banlieue
de la capitale danoise et vers 14 h, nous arrivons dans le camping Charlottelung Fort, à 6 km du centre ville.
Etablissement très original et luxueux situé dans le périmètre d’un fort genre « Vauban »
mais plus tardif.
Les sanitaires, le salon et la cuisine se trouvent dans les anciens locaux du fort (voir photos)
et on a un accès direct à la Baltique.
Le beau temps est revenu et malgré le vent du Nord, nous apprécions la douceur printanière ambiante.
Nous consacrons le reste de l’après-midi à flâner au bord de l’eau et
à visiter ce qu’ils appellent ici la « Riviera », quartier très chic de cette partie de la banlieue de Copenhague.
Mardi 22 juin :
Visite de Copenhague, ville où il est agréable de se promener.
Cerise sur le gâteau, le soleil brille et la population a envahi les quartiers piétonniers
(c’est la saison des soldes), ainsi que les nombreux points d’attraction
(terrasses de cafés, parcs –nombreux et magnifiques-).
La ville est très belle et c’est le paradis des cyclistes, tout comme Amsterdam.
En fin d’après-midi, nous allons dire bonjour à la petite sirène et au moment de nous garer sur un parking gratuit,
nous rencontrons un aimable policier qui nous fait la causette dans un français impeccable
(un algérien ayant séjourné en France en 1978).
Nous rejoignons le camping vers 19 h, fourbus mais contents de notre dernière journée
avant de reprendre le chemin de la maison.
Mercredi 23 et jeudi 24 juin :
Retour au bercail ; arrêt dodo dans un très joli camping allemand, à 50 km de Münster
(pas très loin de Düsseldorf) et jeudi, Francis parvient à avaler les derniers 750 km nous séparant de Chartres,
dans une chaleur un peu accablante à laquelle nous n’étions plus vraiment accoutumés.
Epilogue
Nous garderons longtemps en mémoire les images de la Scandinavie, de la Norvège en particulier.
Terre de contrastes, aux couleurs que nous n’avons jamais vues ailleurs.
Bien sûr, la vie y est très chère mais, selon les dires d’une norvégienne rencontrée à Trondheim,
le salaire moyen dans ce pays est de 4000 €.
Et pourtant nous a-t-elle dit, les norvégiens commencent à se plaindre des prix et
beaucoup de ceux qui habitent vers les frontières suédoise et finlandaise vont faire leurs courses chez leurs voisins.
Nous avons constaté que plus nous allions vers le nord, plus la taille des maisons se réduisait
et plus les tarifs des campings diminuaient.
La vie dans cette partie du pays doit être très rude en hiver quand le froid et la neige envahissent tout.
Côté alimentaire, il n’y a pas cette profusion que l’on trouve chez nous,
sauf au Danemark où nous avons vu beaucoup plus de légumes,
de fruits et de viande qu’en Norvège et en Suède.
Les suédois et les quelques danois croisés à la fin du voyage nous ont laissé cette même impression
de sérénité et de courtoisie.
Eux aussi parlent couramment l’anglais et se plient en quatre pour vous être agréables.
Sur toutes les routes scandinaves nous avons pu observer le calme des conducteurs
qui ne se font pas de queues de poisson et respectent les vitesses.
Nous avons vu beaucoup de radars en Norvège et en Suède, mais placés aux bons endroits.
Là-bas, on fait une politique de prévention et on ne pratique pas la chasse aux PV.
Une exception : nous avons vu un seul radar mobile en bas d’une côte
et un camping-cariste français a d’ailleurs dû s’acquitter d’une très forte amende pour un petit dépassement de vitesse.
Quelques chiffres pour terminer :
Nous avons fait au total 10480 km.
Coût global des ferries, péages de ponts et tunnels : 1 100 €
Coût du gazole : 1 400 €
Campings : environ 700 €
Frais annexes (visites, musées, cartes postales, souvenirs et cadeaux) : environ 600 €.
Frais alimentaires : 200 € (pour du pain, des laitages, des œufs, du fromage sans goût, 4 côtes de porc fumées et
… beaucoup de petits gâteaux norvégiens et suédois, quelques glaces aussi).
Nous avions emporté notre stock de vivres, fort heureusement.
Gaudel
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